Le 27 décembre.

Aujourd’hui, je suis revenue dans ma solitude C'est-à-dire : dans sa chambre particulière à l'hôpital de Prądnik. . J’ai fait un voyage agréable en compagnie d’une personne Après les Fêtes de Noël, sœur Damiana Ziółek a ramené sœur Faustine à l'hôpital de Prądnik. Voilà comment elle raconte les circonstances de ce voyage : « Pendant la nuit, on avait déposé à la porte du couvent un tout petit enfant. Le matin, sœur Franciszka l'a trouvé et s'en est occupée : elle l'a baigné, l'a nourri et a entrepris des recherches, afin de trouver quelqu'un qui se chargerait de lui. Il a été recueilli par l'une de nos proches voisines qui n'avait pas d'enfants et désirait en élever un. Lorsque la Congrégation le lui a proposé, elle a recueilli cet enfant trouvé et a voulu lui donner son nom de famille. Profitant de la voiture qui ramena sœur Faustine à Prądnik, cette personne a emmené l'enfant à l'église paroissiale de Podgórze afin de le faire baptiser et de remplir les formalités nécessaires dans le registre de la paroisse. C'est cette personne que sœur Faustine mentionne dans son Petit Journal » (cf. Notes finales). N.d.T : À cette époque, les registres paroissiaux tenaient lieu de registres d'état-civil. qui emmenait son enfant se faire baptiser. Nous l’avons accompagnée jusqu’à la porte de l’église de Podgórze Il s'agit de l'église paroissiale Saint-Joseph à Cracovie, dans le quartier de Podgórze. . Pour pouvoir sortir de la voiture, elle m’a donné son enfant dans les bras. Quand je l’ai pris, je l’ai offert à Dieu avec une grande ferveur pour qu’un jour il rende au Seigneur une gloire spéciale. J’ai senti dans mon âme que le Seigneur regardait cette petite âme d’une manière particulière. Quand nous sommes arrivées à Prądnik, sœur N. Sœur Damiana Ziółek. m’a aidée à porter mon bagage, et quand nous sommes entrées dans ma chambre, nous avons vu un ravissant ange en papier avec l’inscription: Gloria in… J’ai l’impression que c’est de la part de la sœur malade à laquelle j’avais envoyé un sapin de Noël. Voilà que les Fêtes sont finies !

Rien ne peut apaiser la nostalgie de mon âme. Je me languis de toi, ô mon Créateur et Dieu éternel, et ni les cérémonies, ni la beauté des cantiques n’apaisent mon âme ; elles y éveillent au contraire une nostalgie encore plus grande. À la seule évocation de ton nom, Seigneur, mon esprit s’élance vers toi !