Le 25 décembre .
Messe de Minuit. Pendant la sainte messe, la présence de Dieu m’a pénétrée de part en part. Peu avant l’élévation, j’ai vu la Mère de Dieu, le Petit-Jésus et le bon Joseph Cf. note 227. . La Très Sainte Mère m’a dit ces mots : « Faustine, ma fille, prends mon Trésor le plus cher ! » et elle m’a tendu le tout-petit Jésus. Quand j’ai pris Jésus dans mes bras, mon âme a été inondée d’une joie tellement inouïe que je ne suis pas en état de la décrire. Mais, chose étrange, au bout d’un moment, Jésus est devenu terrible, affreux à voir, grand, souffrant, et la vision a disparu. Puis le moment d’aller communier est venu. Quand j’ai reçu le Seigneur Jésus dans la sainte Communion, toute mon âme tremblait sous l’effet de la présence de Dieu. Le lendemain, j’ai vu le Divin Enfant un bref instant, pendant l’élévation.
Le lendemain de Noël, le père Andrasz est venu chez nous célébrer la sainte messe, au cours de laquelle j’ai aussi vu le Petit Jésus. L’après-midi, je suis allée me confesser. Le père n’a pas donné de réponse à certaines de mes questions concernant cette œuvre. Il m’a dit : « Quand vous serez en bonne santé, nous en parlerons concrètement ; maintenant, tâchez de mettre à profit les grâces que Dieu vous accorde et de recouvrer la santé. Pour le reste, vous savez comment vous comporter et à quoi vous en tenir dans ces choses. » Comme pénitence, le père m’a dit de réciter le chapelet que Jésus m’a appris.
Pendant que je récitais ce chapelet, j’ai entendu une voix : « Ah ! quelles grandes grâces j’accorderai aux âmes qui réciteront ce chapelet ! Les entrailles de ma miséricorde s’émeuvent pour ceux qui disent ce chapelet. Écris ces mots, ma fille, parle au monde de ma miséricorde ; que l’humanité entière apprenne à connaître mon insondable miséricorde ! C’est un signe pour les temps ultimes, après lui viendra le jour de la justice. Tant qu’il en est encore temps, que les hommes aient recours à la source de ma miséricorde, qu’ils profitent du sang et de l’eau qui ont jailli pour eux ! Ô âmes humaines, où vous cacherez-vous le jour de la colère divine ? Recourez maintenant à la source de la miséricorde de Dieu! Ah, qu’il est grand, le nombre des âmes, je le vois, qui auront adoré la miséricorde divine et qui chanteront l’hymne à sa gloire dans l’éternité. »