Année 1935. Vigile de Noël. Dès le matin, mon esprit a été plongé en Dieu. Sa présence me pénétrait de part en part. Le soir, avant le dîner, je suis entrée un instant dans la chapelle pour partager, aux pieds du Seigneur, le pain azyme avec ceux qui sont au loin, que Jésus aime tant et auxquels je dois tant. Au moment où je rompais en esprit le pain azyme avec une certaine personne, j’ai entendu dans mon âme ces paroles : « Son cœur est pour moi le ciel sur la terre. » Au moment où je sortais de la chapelle, la puissance de Dieu m’a soudain envahie. J’ai alors compris combien Dieu nous aime. Ah ! si les âmes pouvaient le concevoir et le comprendre, au moins en partie !