Le 24 décembre .

Aujourd’hui, pendant la sainte messe, je me suis particulièrement unie à Dieu et à sa Mère Immaculée. L’humilité et l’amour de la Sainte Vierge ont pénétré mon âme. Plus j’imite la Mère de Dieu, plus je connais Dieu profondément. Ah ! Quelle indicible nostalgie envahit mon âme ! Jésus, comment peux-tu encore me laisser dans cet exil ? Je meurs du désir de toi. Chaque fois que tu touches mon âme, cela me blesse cruellement. L’amour et la souffrance vont ensemble, mais je n’échangerais pas la douleur que tu me causes pour tous les trésors du monde, parce que c’est une douleur extraordinairement délicieuse et que c’est une main aimante qui m’inflige ces blessures.

Sœur K. Sœur Kajetana – Maria Bartkowiak est venue chercher sœur Faustine à l'hôpital (cf. Notes finales). est arrivée cet après-midi et m’a emmenée à la maison pour les Fêtes. Je me réjouissais de les passer avec la Congrégation. En traversant la ville, je me suis imaginé que c’était Bethléem ; et, en voyant tous ces gens pressés, j’ai pensé : qui médite aujourd’hui cet inconcevable Mystère dans le silence et le recueillement ? Ô Vierge pure, tu voyages aujourd’hui, et, moi aussi, je suis en route. Je sens que le voyage d’aujourd’hui a sa signification. Ô Vierge rayonnante, pure comme le cristal, toute plongée en Dieu, je te donne ma vie intérieure, dispose tout de manière que ce soit agréable à ton Fils. Ô ma Mère, je désire ardemment que tu me donnes le Petit Jésus pendant la Messe de Minuit ! J’ai ressenti au fond de mon âme la présence de Dieu ; elle était si vivante que j’ai dû contenir ma joie par un effort de volonté, afin de ne pas laisser voir à l’extérieur ce qui se passait dans mon âme.

Avant le dîner, je suis entrée un instant dans la chapelle pour partager en esprit le pain azyme avec les personnes chères à mon cœur. Je les ai toutes présentées à Jésus en les nommant par leur prénom, et je lui ai demandé de leur accorder ses grâces. Ce n’est pas tout : j’ai également confié au Seigneur ceux qui sont persécutés, ceux qui souffrent et ceux qui ne connaissent pas son nom, en particulier les pauvres pécheurs. Ô Petit Jésus, je te le demande ardemment, enferme-les tous dans l’océan de ton inconcevable miséricorde. Ô adorable Petit Jésus, mon cœur est à toi ; qu’il te soit une demeure agréable et confortable. Ô Majesté infinie, avec quelle douceur tu t’es approchée de nous ! Ici, ce ne sont pas les foudres terrifiantes du grand Yahvé, c’est l’adorable Petit Jésus ; ici, pas une âme n’éprouve de trouble, bien que ta majesté n’ait pas diminué, elle s’est seulement cachée. Après le dîner, j’étais si fatiguée et si souffrante que j’ai dû aller me coucher, mais j’ai veillé avec la Très Sainte Mère de Dieu jusqu’à la venue du Petit Enfant.