Le 23 décembre .

Je passe des moments avec la Mère de Dieu et je me prépare pour l’instant solennel de la venue du Seigneur Jésus. La Mère de Dieu m’apprend la vie intérieure de l’âme avec Jésus, surtout dans la sainte Communion. Quel grand mystère la sainte Communion accomplit en nous ; nous le saurons seulement dans l’éternité. Ô moments les plus précieux de la vie !

Ô mon Créateur, je languis après toi. Tu me comprends, ô mon Seigneur. Tout sur cette terre me semble un pâle reflet, c’est toi que je veux et que je désire ! Tu fais tant pour moi en me visitant toi-même d’une manière spéciale, mais ces visites n’atténuent pas la blessure de mon cœur. Au contraire, Seigneur, elles font naître en moi une soif de toi encore plus grande. Ah ! j’prendrais mon auprès de toi, Seigneur, si telle est ta volonté ! Tu sais que je ne cesse de mourir de la nostalgie de toi, et pourtant je ne puis mourir. Mort, où es-tu ? Seigneur, tu m’attires dans l’abîme de ta Divinité et tu te voiles de ténèbres. Tout mon être est plongé en toi, mais je désire te voir face à face. Quand cela m’adviendra-t-il enfin ?

Aujourd’hui, sœur Chryzostoma Sœur Chryzostoma – Maria Korczak (cf. Notes finales). est venue me rendre visite et m’a apporté des citrons et des pommes, ainsi qu’un tout petit sapin de Noël. Cela m’a fait très plaisir. Par l’intermédiaire de sœur Chryzostoma, la mère supérieure a demandé au médecin Le docteur Adam Silberg. de me permettre d’aller à la maison pour les Fêtes, ce qu’il a fait volontiers. J’étais si heureuse que je me suis mise à pleurer comme un enfant. Sœur Chryzostoma a été étonnée de me voir si mauvaise mine et tellement changée. Elle m’a dit : « Tu sais, ma petite Faustine, tu vas sans doute mourir. Tu dois souffrir terriblement. » Je lui ai répondu qu’aujourd’hui, je souffrais plus que les autres jours, mais que cela ne faisait rien, parce que ce n’était pas de trop pour sauver les âmes. Ô Jésus miséricordieux, donne-moi les âmes des pécheurs !