Le 18 décembre . Aujourd’hui, j’ai éprouvé de la peine, car toute une semaine que personne n’est venu me rendre visite La maison de la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde, dans le quartier de Łagiewniki à Cracovie, était située à une distance d'environ 10 km du quartier de Prądnik, où séjournait sœur Faustine. Étant donné les moyens de transport à cette époque, le voyage jusqu'à l'hôpital demandait beaucoup de temps et d'effort. Ceci explique pourquoi sœur Faustine n'avait pas souvent de visites. . Je m’en suis plainte au Seigneur, et il m’a répondu : « Est-ce qu’il ne te suffit pas que, moi, je te rende visite tous les jours ? » Je lui ai demandé pardon et mon chagrin a disparu. Ô mon Dieu, ma force, tu me suffis !

Ce soir, j’ai su qu’une âme avait besoin de ma prière. J’ai prié avec ferveur, mais je sentais que ce n’était pas assez, et j’ai prolongé ma prière. Le lendemain, j’ai appris que c’était justement à ce moment-là qu’avait commencé l’agonie d’une âme et qu’elle avait duré presque jusqu’au matin. J’ai su quels rudes combats elle avait dû livrer. Jésus me fait sentir d’une manière étrange que l’âme d’un agonisant a besoin de ma prière. Je perçois nettement et distinctement l’esprit qui me demande de prier. J’ignorais qu’il y eût un tel lien entre les âmes, et pourtant, mon Ange gardien me le dit souvent.

Pendant la sainte messe, le petit Enfant Jésus est la joie de mon âme. Souvent, la distance est abolie ; je vois un certain prêtre qui le fait venir. J’attends Noël avec une grande impatience et je partage cette attente avec la Sainte Vierge.

Ô Lumière éternelle qui viens sur cette terre, éclaire mon intelligence et fortifie ma volonté, afin que je ne défaille pas dans les moments de dures épreuves ! Que ta lumière disperse toutes les ombres de doute ! Que ta toute-puissance agisse à travers moi ! J’ai confiance en toi, ô Lumière incréée ! Ô Enfant Jésus, tu es pour moi l’exemple de la façon d’accomplir la volonté de ton Père, toi qui as dit : « Me voici, je viens faire ta volonté. » Fais que, moi aussi, j’accomplisse fidèlement la volonté de Dieu en toute chose. Ô Divin Enfant, donne-moi cette grâce !

Ô mon Jésus, mon âme soupirait après les jours d’épreuves, et pourtant, ne me laisse pas seule dans la nuit de mon âme, mais tiens-moi fermement près de toi. Mets une garde à ma bouche pour que le parfum de mes souffrances ne soit connu que de toi et qu’il te soit agréable.

Ô Jésus miséricordieux, avec quelle empressement tu t’es hâté vers le Cénacle pour consacrer l’Hostie que tu reçois dans ma vie ! Jésus, tu as voulu demeurer dans mon cœur ; ton sang vivant s’unit au mien. Qui comprendra jamais cette étroite union ? Mon cœur contient le Tout-Puissant, l’Infini. Ô Jésus, donne-moi ta vie divine ! Que ton sang pur et noble palpite de toute sa vigueur dans mon cœur. Je te donne tout mon être : transforme-moi en toi et rends-moi capable d’accomplir en toutes choses ta sainte volonté et de t’aimer en retour. Ô mon Époux, tu sais que mon cœur ne connaît personne sauf toi. Tu as ouvert dans mon cœur un abîme d’amour pour toi impossible à combler. Dès l’instant où je t’ai connu, mon cœur l’a aimé et s’est plongé en toi comme dans son unique trésor. Que ton amour pur et tout-puissant soit à la source de mes actions. Qui pourra concevoir, qui pourra comprendre l’abîme de miséricorde qui a jailli de ton cœur ?

Je sais par expérience combien il y a de jalousie, même dans la vie spirituelle. Je découvre qu’il y a peu d’âmes véritablement grandes, capables de fouler aux pieds tout ce qui n’est pas Dieu. Ô âme, tu ne trouveras pas de beauté en dehors de Dieu ! C’est se fonder sur une base bien fragile que de s’élever aux dépens des autres ! Quelle grande perte !