Le 21 décembre 1935. Un jour, mon confesseur L'abbé Michał Sopoćko. m’a demandé d’aller voir une maison pour vérifier si c’était bien la même que celle de ma vision. Lorsque je suis allée voir cette maison Cf. note 207. , ou plutôt ces ruines, j’ai constaté au premier coup d’œil que tout était comme je l’avais vu. Au moment où j’ai touché les planches clouées à la place de la porte, une force a traversé mon âme comme un éclair et donné à l’âme la certitude inébranlable. L’âme remplie de joie, je me suis sentie éloignée, mais il me semblait qu’une force m’enchaînait à ce lieu. Je me réjouis immensément de voir qu’il est en tous points semblable à celui que j’ai vu dans ma vision. Quand mon confesseur m’a parlé de l’aménagement des cellules et d’autres choses encore, j’ai reconnu dans ses paroles tout ce que m’avait dit Jésus. Je me réjouis beaucoup que Dieu agisse à travers lui et je ne suis pas étonnée qu’il lui fasse tant de lumière, parce que c’est dans un cœur humble que demeure Dieu, lui qui est la lumière même, et toutes les souffrances et les difficultés nous sont données seulement pour que se manifeste la sainteté de l’âme. Dès que je suis rentrée à la maison, je suis allée dans notre chapelle pour me reposer un peu et j’ai entendu dans mon âme ces paroles : « Ne crains rien, je suis avec toi ; ces choses sont entre mes mains et je les mènerai à bien selon ma miséricorde. Rien ne peut s’opposer à ma volonté. »