À un moment, j’ai vu Jésus vêtu d’une tunique claire : c’était dans l’orangerie On appelait « orangerie » la serre chaude. . Il m’a dit : « Écris ce que tu vais te dire. M’unir à toi est mon délice. C’est avec un grand désir que j’attends et que j’aspire au moment où j’habiterai sacramentellement dans ton couvent. Mon esprit reposera dans ce couvent et je bénirai particulièrement la région où il se trouvera. Par amour pour vous, j’éloignerai tous les châtiments que la justice de mon Père inflige à juste titre. Ma fille, mon cœur s’est penché sur tes prières. Ta mission et ton devoir ici-bas sont d’implorer ma miséricorde pour le monde entier. Aucune âme ne trouvera de justification tant qu’elle ne s’adressera pas avec confiance à ma miséricorde. C’est pourquoi le premier dimanche après Pâques doit être la fête de la Miséricorde, et les prêtres devront ce jour-là parler aux âmes de mon immense et insondable miséricorde. Je te fais la dispensatrice de ma miséricorde. Dis à ton confesseur d’exposer ce tableau dans l’église, et non dans la clôture de ce couvent. Par ce tableau, j’accorderai beaucoup de grâces aux âmes ; il faut donc que chaque âme ait accès à lui. »
Ô mon Jésus, Vérité éternelle, je ne crains rien, aucune difficulté, aucune souffrance. Je ne crains qu’une seule chose, c’est de t’offenser. Mon Jésus, je préférerais ne pas exister plutôt que de t’attrister. Jésus, tu sais que mon amour ne connaît personne, sauf toi, c’est en toi que mon âme a sombré.
Ah, que le zèle de chaque âme qui vivra dans ce couvent devrait être ardent, puisque Dieu désire demeurer avec nous. Que chacune se le rappelle : si nous, les âmes religieuses, nous ne fléchissons pas Dieu par notre prière, qui le fera ? Chacune devra brûler comme une pure offrande d’amour devant la majesté de Dieu, mais pour lui être agréable, elle devra s’unir étroitement à Jésus. C’est seulement avec lui, en lui et par lui que nous pouvons plaire à Dieu.