À un moment, j’ai vu le couvent de cette nouvelle congrégation. Pendant que je m’y promenais et que je le visitais, j’ai vu tout à coup un groupe d’enfants âgés de cinq à onze ans environ. Dès qu’ils m’ont vue, ils m’ont entourée et se sont mis à crier très fort : « Défends-nous du mal ! » Et ils m’ont emmenée dans la chapelle qui se trouvait dans le couvent. Lorsque je suis entrée dans cette chapelle, j’ai vu le Seigneur Jésus supplicié. Jésus m’a regardée avec bienveillance et m’a dit qu’il était « extrêmement offensé par des enfants : Toi, défends-les du mal. » Depuis, je prie pour les enfants, mais je sens que la prière seule ne suffit pas.
Ô mon Jésus, tu sais quels efforts il faut faire pour avoir des relations simples et sincères avec des personnes que notre nature fuit ou qui, consciemment ou non, nous ont fait souffrir. C’est humainement impossible ! Dans ces moments-là, je m’efforce plus que jamais de découvrir Seigneur Jésus dans la personne en question, et, pour Jésus, je fais tout pour elle. De telles actions sont animées par l’amour pur, et s’exercer ainsi à l’amour trempe l’âme et la fortifie. Je n’attends rien des créatures, c’est pourquoi je n’éprouve aucune déception. Je sais que les créatures sont pauvres par elles-mêmes : que pourrait-on attendre d’elles ? Dieu est tout pour moi, je veux tout considérer selon le regard de Dieu.