Le 21 novembre . Jésus, tu vois que je ne suis ni gravement malade, ni en très bonne santé. Tu insuffles dans mon âme de l’ardeur pour l’action, mais je n’ai pas de forces. Le feu de ton amour brûle en moi, et tout ce que je ne peux pas réaliser, parce que les forces physiques me manquent, sera compensé par l’amour.

Jésus, mon esprit languit et je désire beaucoup m’unir à toi, mais tes œuvres me retiennent. Le nombre d’âmes que je dois t’amener n’est pas encore atteint. Je désire les difficultés, les souffrances. Que tout ce que tu as décidé avant les siècles s’accomplisse en moi, ô mon Créateur et mon Seigneur ! Je ne comprends que ta parole, elle seule me donne de la force. Ton esprit, ô Seigneur, est l’esprit de paix, et rien ne trouble mon être profond, car tu y habites, Seigneur.

Je sais que je suis sous ton regard particulier, Seigneur. Je ne scrute pas avec crainte tes desseins à mon égard, mais j’accepte tout de ce qui vient de ta main. Je n’ai peur de rien, bien qu’autour de moi la tempête fasse rage, que la foudre s’abatte avec violence et que je me sente si seule. Mais mon cœur te sent, ma confiance grandit et je vois que ta toute-puissance me soutient. Avec toi, Jésus, je chemine dans la vie au milieu des arcs-en-ciel et des tempêtes, criant de joie et fredonnant le chant de ta miséricorde. Je n’interromprai mon chant d’amour que lorsque le chœur des anges le reprendra. Aucune force ne pourrait me retenir dans mon élan vers Dieu. Je vois que même mes supérieures ne comprennent pas toujours le chemin par lequel Dieu me conduit, et cela ne m’étonne pas.