Le 31 octobre 1936. Entretien avec la mère générale Mère Michaela Moraczewska. . Lorsque j’ai parlé à la mère générale de mon intention de partir, j’ai reçu cette réponse : « Si le Seigneur exige que vous quittiez cette Congrégation, qu’il me donne un signe prouvant qu’il l’exige vraiment. Priez pour cela, car je crains que vous ne soyez victime d’une illusion, mais, d’un autre côté je ne veux pas faire obstacle à la volonté divine, ni m’y opposer, parce que, moi aussi, je désire faire la volonté de Dieu. » Nous avons donc convenu que je resterais ici jusqu’au moment où le Seigneur fera connaître à la mère générale qu’il exige que je quitte la Congrégation.

L’affaire a donc été reportée à un peu plus tard. Tu vois, Jésus, que, maintenant, cela ne dépend plus que de toi. Je suis tout à fait sereine malgré ces fortes pressions à se hâter. J’ai tout fait de mon côté, et maintenant, Jésus, c’est ton tour, et ainsi il sera évident que cette affaire est la tienne. Je me soumets entièrement à ta volonté, fais de moi ce qui te plaira, Seigneur. Accorde-moi seulement la grâce de t’aimer toujours davantage, car c’est ce qui me tient le plus à cœur ; je ne désire rien hormis toi, Amour éternel. Peu importe que les chemins par lesquels tu me conduis soient douloureux ou joyeux, je désire t’aimer à chaque moment de ma vie. Jésus, si tu m’ordonnes de partir pour faire ta volonté, je partirai ; si tu m’ordonnes de rester, je resterai. Peu importe ce que je souffrirai dans un cas comme dans l’autre. Ô mon Jésus, si je pars, je sais ce que je devrai subir et supporter. J’y consens en pleine conscience, et, par un acte de volonté, j’ai déjà tout accepté. Peu importe ce que ce calice contient pour moi, il me suffit de savoir que c’est la main aimante de Dieu qui me l’a donné. Si tu me fais rebrousser chemin et que tu m’ordonnes de rester, je resterai malgré toutes les pressions intérieures. Si tu les maintiens dans mon âme et que tu me laisses dans cette agonie intérieure, même jusqu’à la fin de ma vie, je l’accepte en pleine conscience et en me soumettant à toi avec amour, ô mon Dieu. Si je reste, mon Dieu, je me cacherai si profondément dans ta miséricorde qu’aucun regard ne pourra plus m’apercevoir. Dans ma vie, je désire être un encensoir rempli de braises cachées : que la fumée qui s’élève vers toi, Hostie Vivante, te soit agréable ! Je sens dans mon propre cœur que chaque petit sacrifice ravive la flamme de mon amour pour toi, mais de façon si discrète et si cachée que personne ne le remarque.

Lorsque j’ai dit à la mère générale que le Seigneur exigeait que la Congrégation récite le chapelet pour fléchir la colère de Dieu, elle m’a répondu que, pour le moment, elle ne pouvait pas introduire de nouvelles prières non approuvées, mais elle a ajouté : « Mais donnez-moi ce chapelet, peut-être pourra-t-on le dire lors d’une adoration, nous verrons. Il serait bon que l’abbé Sopoćko publie une brochure avec ce chapelet. Ce serait mieux, parce qu’on pourrait le réciter plus facilement dans la Congrégation ; sinon, c’est un peu difficile. »

La miséricorde du Seigneur est glorifiée au ciel par les âmes des saints, qui ont elles-mêmes cette miséricorde infinie. Ce que ces âmes font au ciel, je le commencerai dès maintenant sur la terre. Je glorifierai Dieu pour son infinie bonté et je tâcherai de faire en sorte que les autres âmes connaissent et adorent cette ineffable et inconcevable miséricorde de Dieu.

  • Promesse du Seigneur : « Les âmes qui réciteront ce chapelet seront enveloppées de ma miséricorde pendant leur vie et, plus particulièrement, à l’heure de la mort. »

Ô mon Jésus, apprends-moi à ouvrir les entrailles de la miséricorde et de l’amour à qui me le demandera. Jésus, mon Chef, fais que toutes mes prières et toutes mes actions soient marquées du sceau de ta miséricorde.