Fête du Christ Roi. [25 octobre 1936] Pendant la sainte messe, j’ai été intérieurement embrasée d’un tel amour de Dieu et d’un désir de sauver les âmes tel que je ne puis l’exprimer. Je sens que je suis tout entière comme un feu, je combattrai contre tout mal avec l’arme de la miséricorde. Je brûle du désir de sauver les âmes. Je parcours le monde entier en long et en large et je pénètre dans les lieux plus éloignés et les plus sauvages pour sauver les âmes. Je le fais par la prière et le sacrifice. Je désire que toutes les âmes glorifient la miséricorde de Dieu, parce que chacun en éprouve les effets. Les saints adorent la miséricorde du Seigneur dans le ciel ; moi je désire l’adorer dès maintenant sur la terre et propager sa vénération comme Dieu l’exige de moi.
J’ai compris qu’à certains moments, notamment dans les moments les plus difficiles, je serai seule, abandonnée de tous et que je devrai affronter toutes les tempêtes et lutter de toutes les forces de mon âme, même contre ceux dont j’avais espéré qu’ils m’aideraient. Mais je ne suis pas seule, parce que Jésus est avec moi ; avec lui, je ne crains rien. Je me rends bien compte de tout et je sais ce que Dieu exige de moi. La souffrance, le mépris, la moquerie, la persécution, l’humiliation seront constamment mon partage, je ne connais pas d’autre voie : de l’ingratitude en réponse à mon amour sincère. Voilà mon chemin, frayé par les pas de Jésus.
Mon Jésus, ma force et mon unique espoir, en toi seul est toute mon espérance ; ma confiance ne sera pas déçue.