• Résumé général La disposition des chapitres prend pour modèle les Constitutions de la Congrégation de Notre-Dame de la Miséricorde, publiées en 1930. . Il n’y aura jamais de maisons luxueuses, seulement une petite église, et tout près d’elle une petite construction, un petit groupe d’âmes, dix au plus. Deux autres religieuses seront chargées de pourvoir aux différents besoins de la congrégation à l’extérieur et s’occuperont de l’église. Elles ne porteront pas l’habit, mais des vêtements laïcs ; elles prononceront seulement des vœux simples et seront strictement soumises à la supérieure qui, elle, sera cloîtrée. Elles auront part à tous les biens spirituels de la congrégation, mais il ne pourra jamais y en avoir plus de deux, et, de préférence, une seule. Chaque maison sera indépendante des autres, mais toutes seront étroitement liées par la règle, par les vœux et par l’esprit. Cependant, dans des circonstances exceptionnelles, on pourra transférer une sœur d’une maison à une autre et on pourra aussi, en cas de besoin, quand une nouvelle maison sera fondée, y envoyer plusieurs religieuses. Chaque maison dépendra de l’évêque ordinaire local.

Chaque religieuse aura sa propre cellule, mais la vie sera commune ; les prières, les repas et les récréations se dérouleront en communauté. Chaque religieuse professe ne verra plus jamais le monde, même à travers une grille, car celle-ci sera recouverte d’un drap de couleur sombre, et d’ailleurs, même les conversations au parloir seront strictement limitées. La religieuse professe sera comme une personne morte que le monde ne comprend pas, tout comme elle ne comprend pas le monde. Elle devra se tenir entre le ciel et la terre et implorer sans cesse Dieu d’accorder sa miséricorde au monde et de donner de la force aux prêtres pour que leurs paroles ne résonnent pas en vain, et aussi pour qu’eux-mêmes, qui sont exposés à tant de risques, puissent garder intacte l’inconcevable dignité dont ils sont revêtus… Ces âmes seront peu nombreuses, mais elles devront être héroïques. Il n’y aura pas de place pour les âmes lâches et efféminées.

Il n’y aura pas de distinction entre elles, il n’y aura pas de sœurs de chœurs, il n’y aura ni « mère », ni « mère bien-aimée Selon les anciennes Constitutions de la Congrégation, le titre de « mère » appartenait aux membres de la direction générale ainsi qu'à toutes les supérieures des maisons. Afin de créer une atmosphère plus familiale dans les maisons d'éducation dirigées par la Congrégation, les élèves appelaient « mères » les religieuses qui étaient leurs éducatrices. », ni « révérende », ni « révérendissime » ; toutes seront égales, même s’il y a entre elles une grande différence d’origine. Nous savons bien qui était Jésus, combien il s’est abaissé et qu’il a fréquenté. Elles porteront les vêtements qu’il portait lors de sa Passion, et non seulement elles porteront ces vêtements, , mais elles devront encore graver en elles les stigmates dont il était marqué : la souffrance et le mépris. Chacune tendra au plus grand renoncement à soi-même et devra aimer l’humilité ; et c’est celle qui se distinguera le plus par cette vertu qui sera apte à diriger les autres.

Puisque Dieu a fait de nous les compagnes, et, plus encore, les dispensatrices de sa miséricorde, nous devons avoir un grand amour pour toutes les âmes, en commençant par les âmes élues et en finissant par celles qui ne connaissent pas encore Dieu. Grâce à notre prière et à notre mortification, nous accéderons aux pays les plus sauvages, frayant ainsi le chemin aux missionnaires. Nous devons nous rappeler qu’un soldat ne pourrait tenir longtemps au front s’il n’était pas soutenu par des forces extérieures qui ne participent pas directement au combat, mais lui fournissent tout ce dont il a besoin. La prière remplit ce rôle auprès du missionnaire. Aussi chaque religieuse doit-elle se distinguer par son esprit apostolique.

Le soir, pendant que j’étais occupée à écrire, j’ai entendu cette voix dans ma cellule : « Ne quitte pas cette Congrégation, aie pitié de toi, tu ne sais pas quelles grandes souffrances t’attendent. » Lorsque j’ai dirigé mon regard vers cette voix, je n’ai rien vu et j’ai donc continué à écrire. Soudain, j’ai entendu un mugissement et ces mots : « Quand tu sortiras, nous te détruirons. Ne nous tourmente pas ! »

Lorsque j’ai levé les yeux, j’ai vu un grand nombre de monstres affreux. J’ai fait mentalement le signe de la croix et ils ont immédiatement disparu. Que Satan est hideux ! Pauvres âmes damnées qui devez vivre en sa compagnie ! Sa simple vue est plus horrible que tous les tourments de l’enfer.

Peu après, j’ai entendu dans mon âme ces paroles : « Ne crains rien, rien ne t’atteindra sans que je le veuille. » Une force extraordinaire est entrée dans mon âme après ces paroles du Seigneur. Je suis remplie d’une immense joie quand je vois combien Dieu est bon.

Postulat. Âge d’admission. Toute personne âgée de quinze à trente ans peut être admise. Il faut en premier lieu regarder l’esprit qui anime la candidate, son caractère ; voir si elle a une forte volonté et le courage de marcher sur les traces de Jésus, et ce avec joie et allégresse, car Dieu aime celui qui donne avec joie. Elle doit avoir le mépris du monde et d’elle-même. Ne pas avoir de dot ni jamais un obstacle à une admission. Toutes les formalités doivent être claires ; s’il y a des situations confuses, il faut refuser l’admission.

Cependant, on ne peut pas admettre les personnes mélancoliques, portées à la tristesse, souffrant de maladies contagieuses, douées d’un caractère compliqué, ou soupçonneux, inaptes à la vie religieuse. Il faut faire très attention au choix des personnes, parce qu’une seule candidate mal assortie suffit à mettre la confusion dans tout le couvent.

La durée du postulat sera d’une année. Pendant ce temps, la personne intéressée observera si ce genre de vie lui plaît et lui convient ou non ; de son côté, la maîtresse, devra aussi examiner très attentivement si la personne en question est apte ou non à ce genre de vie. Si, au bout d’une année, il s’avère qu’elle a de la bonne volonté et un désir sincère de servir Dieu, il faudra l’admettre au noviciat.

Le noviciat doit durer une année sans aucune interruption. Il faut instruire les novices sur les vertus qui se rapportent aux vœux et sur l’importance des vœux eux-mêmes. La maîtresse doit s’appliquer avec diligence à leur donner une formation solide. Qu’elle les exerce à l’humilité, car seul un cœur humble observe facilement les vœux, et connaît les grandes joies que Dieu répand dans une âme fidèle. On ne chargera pas les novices d’un travail de responsabilité, afin qu’elles puissent se consacrer librement à leur propre perfectionnement. Elles doivent observer strictement les règlements et les statuts de la Congrégation, et il en est de même pour les postulantes.

Au bout d’une année de noviciat, on peut autoriser la novice, si elle s’est montrée fidèle, à prononcer ses vœux pour un an ; ceux-ci devront être renouvelés trois ans de suite. Pendant cette période, on pourra lui confier certaines responsabilités, mais elle relèvera encore du noviciat, et devra participer une fois par semaine aux conférences avec les novices. Quant aux six derniers mois, elle les passera entièrement au noviciat, afin de bien se préparer à la profession solennelle.

Nous ne mangerons pas de viande ; nos repas seront tels que les pauvres n’auront rien à nous envier. Les jours de fête, cependant, ils pourront être un peu différents des jours ordinaires. Les religieuses prendront trois repas par jour, et observeront le jeûne strictement, dans son esprit d’origine, en particulier pendant les deux grands jeûnes. La nourriture sera la même pour toutes les sœurs, sans aucune exception, afin que la communauté de vie soit gardée dans toute sa pureté, aussi bien dans la nourriture que dans l’habillement et dans l’aménagement des cellules. Toutefois, si une sœur tombe malade, elle sera entourée des plus grands égards.

La prière. Une heure de méditation, la sainte messe et la sainte Communion, les prières, deux examens de conscience, l’office Office divin ou Bréviaire : prière liturgique de l'Église, composée de psaumes et de lectures. , le rosaire, la lecture spirituelle, une heure de prière pendant la nuit. Pour ce qui est de l’emploi du temps, mieux vaut l’établir quand on aura déjà commencé à vivre de cette manière.

Soudain, j’ai entendu ces paroles dans mon âme : « Ma fille, je t’assure un revenu permanent grâce auquel tu vivras. Ton devoir est d’avoir une confiance entière en ma bonté, et mon devoir est de te donner tout ce dont tu as besoin. Je me rends moi-même dépendant de la confiance : si ta confiance en moi est grande, ma générosité n’aura pas de mesure. »

Le travail. Comme des personnes pauvres, elles accompliront elles-mêmes tous les travaux du couvent. Chacune devra se réjouir quand on lui confiera une tâche humiliante ou contraire à ses goûts, parce que cela l’aidera à se former intérieurement. La supérieure changera souvent les tâches des sœurs, pour les aider à se détacher complètement des petites choses pour lesquelles les femmes ont une grande inclination. Parfois, cela me fait vraiment rire quand je vois de mes propres yeux que des âmes ont abandonné des choses vraiment grandes pour s’attacher à des futilités, c’est à dire à des riens. Une fois par mois, chaque sœur, y compris la supérieure, sera à la cuisine.

Que chacune participe à toutes les tâches pénibles du couvent et que toutes aient une intention pure toujours et en tout, parce que le manque de limpidité déplaît beaucoup à Dieu. Qu’elles s’accusent elles-mêmes de leurs manquements extérieurs , et demandent à la supérieure de leur donner une pénitence qu’elles feront dans un esprit d’humilité. Qu’elles s’aiment les unes les autres d’un amour élevé et pur, en voyant en chaque sœur l’image de Dieu. Le trait particulier de cette petite congrégation est l’amour ; aussi ne cherront-elles pas rétrécir leur cœur, mais embrassant le monde entier, témoignant de la miséricorde à chaque âme par la prière, comme le veut leur vocation. Si nous restons dans cet esprit de miséricorde, nous obtiendrons miséricorde, nous aussi.

Combien chacune devra aimer l’Église ! Comme un enfant qui aime sa mère prie pour elle, ainsi toute âme chrétienne doit prier pour l’Église qui est une Mère pour elle. Et que dire de nous, religieuses, qui nous sommes engagées d’une manière particulière à prier pour l’Église ? Que notre apostolat est grand, même s’il reste caché ! Ces petites choses quotidiennes seront déposées aux pieds de Jésus comme une offrande suppliante pour le monde ; mais pour qu’une offrande soit agréable à Dieu, elle doit être pure, et pour que cette offrande soit pure, notre cœur doit se libérer de tout attachement naturel, tourner tous ses sentiments vers notre Créateur, et aimer toutes les créatures en lui, selon sa sainte volonté. En agissant ainsi dans un esprit de zèle, chacune donnera de la joie à l’Église.

En dehors des vœux, je vois une règle d’une très grande importance : le silence. Bien que toutes les règles soient importantes, c’est à la règle du silence que je donne la première place. En vérité, si cette règle était strictement observée, je serais tout à fait tranquille au sujet des autres. Les femmes ont une forte tendance au bavardage. Or, l’Esprit Saint ne parle pas à une âme dispersée et bavarde, mais il parle et donne inspirations silencieuses à une âme silencieuse et recueillie. Si le silence était strictement observé, il n’y aurait pas de murmures, d’amertumes, de médisances, de commérages, l’amour du prochain ne serait pas malmené, en un mot, beaucoup de fautes n’existeraient pas. Une bouche qui se tait est comme de l’or pur et témoigne d’une sainteté intérieure.

Je veux passer immédiatement à la seconde règle, celle de la parole. Se taire lorsque l’on doit parler est une imperfection, et parfois même un péché. Il faut donc que toutes les sœurs participent à la récréation et que la supérieure ne les en dispense pas, à moins d’une raison très importante. Que les récréations soient joyeuses dans l’esprit de Dieu. Pendant les récréations, nous avons la possibilité de nous connaître mutuellement ; que chacune donne son avis en toute simplicité afin d’édifier les autres, et non par sentiment de supériorité ou, pis encore, que Dieu les en garde, par désir de querelle : ce serait contraire à la perfection et à l’esprit de notre vocation qui doit se distinguer par la charité. Il y aura deux récréations par jour, d’une demi-heure chacune ; mais si une sœur rompt le silence , elle devra immédiatement s’en accuser devant la supérieure et lui demander une pénitence. La supérieure donnera des pénitences publiques pour cette infraction à la règle ; sinon, elle devra en répondre elle-même devant le Seigneur.

La clôture La clôture est la partie de la maison réservée aux religieuses. Son accès est interdit aux personnes qui n'appartiennent pas à la Congrégation. . Personne ne pourra franchir la clôture sans une permission spéciale de l’évêque, et cela seulement dans des circonstances extraordinaires, comme administrer des sacrements aux malades, les disposer à la mort, ou encore pour les cérémonies d’enterrement. Au cas où il sera indispensable de faire entrer un ouvrier, afin qu’il effectue des réparations dans le couvent, il faudra au préalable en obtenir la permission explicite. La porte de la clôture devra toujours être fermée et, seule, la supérieure pourra en avoir la clé.

Le parloir. Aucune sœur n’entrera au parloir sans une permission spéciale de la supérieure, et cette permission ne sera pas accordée facilement . Celles qui viennent du monde ne devraient pas y revenir, fût-ce par la conversation. Cependant, si la supérieure juge à propos qu’une sœur aille au parloir, qu’elle suive ces indications : elle accompagnera elle-même la sœur ; si elle ne peut le faire elle-même, elle désignera une remplaçante qui sera tenue à la discrétion et ne répétera à personne ce qu’elle aura entendu au parloir, sauf à la supérieure, qu’elle informera de tout. Les conversations doivent être courtes, à moins que la considération due à la personne ne retienne la sœur plus longtemps. Toutefois le rideau ne sera jamais ouvert, sauf dans des circonstances exceptionnelles, par exemple sur les instances pressantes d’un père ou d’une mère.

Le courrier. Chaque sœur peut écrire des lettres cachetées à l’évêque dont dépend la maison. Elle doit, en revanche, demander la permission d’écrire toute autre lettre et la remettre ensuite ouverte à la supérieure qui, nourrie dans l’esprit de charité et par la prudence, a le droit de l’envoyer ou non, selon que ce sera ou non la plus grande gloire de Dieu. Néanmoins, je désire fortement que cette correspondance soit la plus rare possible. Apportons notre aide aux âmes par la prière et la mortification, et non par des écrits.

La confession. Les confesseurs de la congrégation seront nommés par l’évêque, aussi bien le confesseur ordinaire que le confesseur extraordinaire. Il y aura un seul confesseur ordinaire qui confessera toute la communauté une fois par semaine. Le confesseur extraordinaire viendra une fois par trimestre et toutes les sœurs seront obligées de s’entretenir avec lui, même si elles ne se confessent pas. Le confesseur ordinaire et le confesseur extraordinaire n’exerceront pas leur fonction plus de trois ans. Au bout de ces trois années, il y aura un scrutin secret, au terme duquel la mère supérieure transmettra la demande des sœurs à l’évêque. Le confesseur peut être néanmoins confirmé dans ses fonctions pour trois autres années et pour trois autres encore . Les religieuses se confesseront devant la grille fermée ; les conférences adressées à la congrégation se feront aussi à travers la grille recouverte d’un drap sombre. Les sœurs ne parleront jamais entre elles de leur confession et des confesseurs. Qu’elles prient plutôt pour eux, afin que Dieu leur accorde la lumière nécessaire pour diriger leurs âmes.

La sainte Communion. Que les sœurs ne discutent jamais entre elles du fait que certaines communient plus souvent et d’autres plus rarement ; qu’elles se gardent de porter un jugement là-dessus, parce qu’elles n’en ont pas le droit. Tout jugement à ce sujet appartient exclusivement au confesseur. La supérieure pourra interroger une sœur, non pas pour connaître la raison pour laquelle elle ne communie pas, mais plutôt pour lui faciliter la confession. Que les supérieures se gardent de pénétrer dans le domaine de la conscience des sœurs. Parfois, la supérieure pourra décider que la communauté offre la Communion dans une intention particulière. Chaque sœur devra tendre à la plus grande pureté d’âme, afin de pouvoir y recevoir tous les jours l’Hôte Divin.

Un jour, lorsque je suis entrée dans la chapelle, j’ai vu les murs d’un bâtiment qui semblait en partie démoli Sœur Faustine a eu une vision de la maison destinée à la résidence de la nouvelle congrégation. C'était une maison complètement détruite, sise 12 rue Sainte-Anne à Vilnius. Le confesseur de sœur Faustine, l'abbé Michał Sopoćko, a restauré cette maison à ses propres frais, et avait l'intention d'y installer la nouvelle congrégation. La guerre a empêché la réalisation de ces projets. . Il n’avaient pas de vantail, seulement un chambranle. Alors, j’ai entendu dans mon âme ces paroles : « C’est ici que doit être ce couvent. » Cela m’a tout de même un peu déplu qu’il doive se trouver dans ces ruines.

Jeudi. Je me sentais poussée à me mettre à l’œuvre au plus vite, comme le souhaitait le Seigneur. Lorsque je suis allée à la sainte confession, j’ai accordé la préférence à mes idées plutôt qu’à l’avis de mon confesseur. Je ne m’en suis pas tout de suite rendu compte, mais, pendant que je faisais l’Heure sainte, j’ai vu Jésus, tel qu’il est peint sur le tableau : Il m’a ordonné de parler à mon confesseur et à mes supérieures de tout ce qu’il me disait et exigeait de moi : « Et fais seulement ce pour quoi tu auras obtenu la permission. » Jésus m’a fait comprendre combien lui déplaisait une âme désobéissante. Je me suis repentie dans cette âme. J’ai perçu en moi cette ombre d’insubordination et me suis donc jetée dans la poussière devant la majesté de Dieu ; je lui ai demandé pardon, le cœur brisé. Mais Jésus ne m’a pas permis de rester longtemps ainsi. Son regard a comblé mon âme d’une joie si grande que les mots me manquent pour l’exprimer. Jésus m’a fait comprendre aussi que je devais l’interroger davantage et lui demander plus souvent conseil. Vraiment, que le regard de mon Seigneur est doux ! Il pénètre jusque dans les profondeurs les plus secrètes de mon âme. Mon esprit et Dieu se comprennent sans prononcer un seul mot ; je sens qu’il vit en moi, et moi en lui.

Un jour, j’ai vu ce tableau Il s'agit du tableau de la Miséricorde Divine avec l'inscription : « Jésus, j'ai confiance en toi. » dans une petite chapelle, et soudain, j’ai vu que cette chapelle était devenue un grand et magnifique sanctuaire ; et dans ce sanctuaire, j’ai vu la Mère de Dieu tenant l’Enfant Jésus dans les bras. À un moment, l’Enfant Jésus a disparu des bras de sa Mère et j’ai vu l’image vivante de Jésus crucifié. La Mère de Dieu m’a dit de me comporter comme elle : malgré la joie, elle avait le regard toujours fixé sur la croix. Elle m’a dit encore que les grâces que Dieu me donne ne sont pas seulement pour moi, mais aussi pour d’autres âmes.

Lorsque je vois l’Enfant Jésus pendant la sainte messe, il n’est pas toujours le même ; parfois il est très joyeux, parfois il ne regarde pas du tout la chapelle. Actuellement, c’est quand c’est notre confesseur L'abbé Michał Sopoćko. qui célèbre la sainte messe qu’il est le plus joyeux. Je suis vraiment étonnée combien le petit Enfant Jésus l’aime tant. Parfois, je le vois revêtu d’une petite cape de couleur Ici une sorte de chemise d'enfants. .

Avant d’arriver à Vilnius et de faire la connaissance de ce confesseur, j’ai vu un jour une petite église, et tout à côté d’elle, cette congrégation. Le couvent avait douze cellules : chaque religieuse devait habiter séparément. J’ai vu le prêtre qui m’aidait à aménager ce couvent. J’ai fait sa connaissance seulement quelques années plus tard, mais je le connaissais déjà par une vision. J’ai vu avec quel dévouement il organisait tout dans ce couvent, avec l’aide d’un autre prêtre que je n’ai pas rencontré jusqu’à présent. J’ai vu la grille de fer voilée d’un drap sombre. Les sœurs ne sortaient pas du couvent pour aller dans cette église.

Fête de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie. Pendant la sainte messe, j’ai entendu le bruissement d’une robe et j’ai vu la Très Sainte Mère de Dieu nimbée d’une clarté merveilleuse clarté. Elle était revêtue d’une robe blanche et portait une ceinture bleue. Elle m’a dit : « Tu me donnes une très grande joie lorsque tu adores la Sainte Trinité pour les grâces et les privilèges qu’elle m’a accordés. » Et elle a disparu aussitôt.

Les pénitences et les mortifications. Les mortifications intérieures viennent en premier, mais nous pratiquerons aussi des mortifications extérieures, qui seront strictement définies, afin que toutes les religieuses les pratiquent : ainsi, trois fois par semaine, les mercredi, vendredi et samedi, nous observerons un jeûne strict et chaque vendredi, nous nous donnerons la discipline La discipline est un instrument de pénitence. Se donner la discipline veut dire : se flageller. pendant toute la récitation du psaume 50, chacune dans sa propre cellule et toutes à la même heure : trois heures, à l’intention des pécheurs agonisants. Pour les deux grands jeûnes Il est difficile d'établir à quels jeûnes sœur Faustine pensait. On peut seulement supposer qu'il s'agissait du Mercredi des Cendres et du Vendredi Saint. , les Quatre-Temps Les Quatre-Temps sont un temps de jeûne au début de chaque saison de l'année. Pendant la première semaine de chaque saison, le jeûne était de rigueur pendant trois jours : le mercredi, le vendredi et le samedi.

À cette époque, le jeûne était obligatoire la veille des fêtes suivantes : Pentecôte, Assomption de la Sainte Vierge et Toussaint.
, les veilles de fêtes Les Quatre-Temps sont un temps de jeûne au début de chaque saison de l'année. Pendant la première semaine de chaque saison, le jeûne était de rigueur pendant trois jours : le mercredi, le vendredi et le samedi.

À cette époque, le jeûne était obligatoire la veille des fêtes suivantes : Pentecôte, Assomption de la Sainte Vierge et Toussaint.
, l’unique repas de la journée consistera en un morceau de pain et un peu d’eau. Que chacune s’efforce de faire ces mortifications qui sont prescrites pour toutes, mais si l’une des sœurs désire quelque chose de plus, qu’elle en demande la permission à la supérieure. Encore une mortification générale : il est interdit d’entrer dans la cellule d’une autre sœur sans une permission spéciale de la supérieure ; la supérieure, en revanche, devra souvent entrer dans les cellules des sœurs à l’improviste, non pas pour les espionner, mais dans un esprit de charité et parce qu’elle est responsable d’elles devant Dieu. Aucune religieuse ne mettra rien sous clé, chacune aura pour clé le règlement.

Un jour, après la sainte Communion, j’ai soudain vu l’Enfant Jésus à côté de mon prie-Dieu auquel il se tenait de ses deux petites mains. Bien qu’il fût sous l’aspect d’un petit Enfant, mon âme a été saisie de frayeur et de crainte. Je vois en lui mon Juge, mon Seigneur et mon Créateur, dont la sainteté fait trembler les anges, mais d’un autre côté mon âme est inondée d’un amour inouï, à un point tel qu’il me semble que je vais en mourir. Je vois bien maintenant que Jésus fortifie mon âme et la rend apte à entrer en relation avec lui, parce que, sinon, je ne pourrais pas supporter ce que je vis à ces moments-là.

Comportement des sœurs envers la supérieure. Que toutes les sœurs respectent la supérieure comme si elle était le Seigneur Jésus lui-même. Je l’ai déjà dit en parlant du vœu d’obéissance. Qu’elles s’adressent à elle avec une confiance d’enfant, qu’elles ne murmurent jamais et ne critiquent pas ses ordres, car cela déplaît beaucoup à Dieu. Que chacune se conduise dans un esprit de foi envers ses supérieures, qu’elle leur demande avec simplicité tout ce dont elle a besoin. Que Dieu nous garde de ce que l’une d’entre vous soit pour la supérieure une cause de tristesse et de larmes. Que cela n’arrive pas ni ne se renouvelle jamais. Que chacune sache que le quatrième commandement qui oblige l’enfant à honorer ses parents, oblige de la même manière la religieuse à honorer sa supérieure. Ce n’est pas une bonne religieuse que celle qui a l’audace de juger sa supérieure. Que toutes soient sincères envers leur supérieure et lui confient tout, y compris ce dont elles ont besoin, avec une simplicité d’enfant. Les sœurs s’adresseront à leur supérieure en lui disant : « sœur supérieure. » Elles ne lui baiseront jamais la main, mais chaque fois qu’elles la rencontreront dans le couloir ou qu’elles se rendront dans sa cellule, elles inclineront légèrement la tête et diront : « Loué soit Jésus-Christ. » Les sœurs s’adresseront les unes aux autres en disant « Sœur » et en ajoutant le prénom. Dans leurs rapports avec la supérieure, elles se laisseront diriger par l’esprit de foi et non par la sentimentalité ou par la flatterie, car cela est indigne d’une religieuse et l’abaisserait beaucoup. La religieuse doit être libre comme une reine, et elle ne le sera que si elle vit dans l’esprit de foi. Nous devons aimer et respecter la supérieure, non pas parce qu’elle est bonne, sainte, avisée, non, pas du tout pour cela, mais seulement parce qu’elle tient la place de Dieu, et qu’en lui obéissant, c’est à Dieu lui-même que j’obéis.

Comportement de la supérieure envers les sœurs. La supérieure doit se distinguer par son humilité et son amour envers chaque sœur, sans aucune exception ; qu’elle ne se laisse pas guider par la sympathie ou l’antipathie, mais par l’esprit du Christ. Qu’elle sache que Dieu lui demandera compte de chaque sœur. Qu’elle ne fasse pas la morale aux sœurs, mais qu’elle leur donne l’exemple par sa profonde humilité et par son abnégation ; ce sera l’enseignement le plus efficace pour ses subordonnées. Qu’elle soit ferme mais jamais brusque. Qu’elle ait de la patience quand on l’importune en lui posant les mêmes questions, et même si elle devait répéter cent fois la même chose, que ce soit toujours avec la même égalité d’humeur. Qu’elle s’efforce toujours de percevoir les besoins des sœurs et qu’elle n’attende pas qu’elles lui demandent telle ou telle chose, car les dispositions des âmes sont très différentes. Si elle remarque qu’une sœur est triste ou souffrante, qu’elle tâche par tous les moyens de l’aider et de la réconforter. Qu’elle prie beaucoup et qu’elle demande de la lumière pour savoir comment agir envers chacune, parce que chaque âme est un monde différent. Dieu entre en relation avec les âmes de diverses façons qui nous sont souvent incompréhensibles et impénétrables. Aussi la supérieure doit-elle être très prudente pour ne pas gêner l’action de Dieu dans une âme. Qu’elle ne reprenne pas les sœurs quand elle est irritée et que ses réprimandes soient accompagnées d’encouragements. Il faut faire comprendre à l’âme qu’elle doit reconnaître sa faute, mais sans la briser. La supérieure doit se distinguer par une charité active envers les sœurs.

Qu’elle prenne tous les fardeaux sur ses épaules, afin de soulager les sœurs, qu’elle n’exige aucun service de la part des sœurs, qu’elle les respecte comme des épouses de Jésus, qu’elle soit toujours prête à les servir, de jour comme de nuit. Qu’elle demande plutôt qu’elle ne commande. Qu’elle ouvre son cœur aux souffrances des sœurs, et qu’elle-même s’instruise en contemplant le grand livre ouvert, c’est-à-dire Jésus crucifié. Qu’elle prie toujours avec ferveur pour obtenir de la lumière, en particulier lorsqu’elle doit prendre une décision importante concernant une sœur. Elle se gardera de pénétrer dans le domaine de la conscience, car une grâce n’est donnée qu’au prêtre. Il arrive pourtant qu’une âme ait besoin de se confier à sa supérieure, et celle-ci peut l’écouter, mais elle doit garder le secret, parce que rien ne blesse davantage une âme que lorsqu’on répète ce qu’elle a dit en confidence, c’est-à-dire en secret. Les femmes ont toujours une certaine faiblesse d’esprit à cet égard, et il est rare de rencontrer une femme dotée d’un esprit viril. Qu’elle tâche de s’unir profondément à Dieu et Dieu la gouvernera par son intermédiaire. La Très Sainte Mère de Dieu sera la supérieure Comme certaines autres congrégations, la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde, a élu la Mère de Dieu sa supérieure générale, lui confiant toutes les choses temporelles et spirituelles. de ce couvent, et nous, nous serons ses filles fidèles.