- « Pendant cette retraite, je te garderai constamment près de mon cœur, afin que tu connaisses mieux ma miséricorde envers les hommes et particulièrement envers les pauvres pécheurs. »
Le premier jour de la retraite, une des sœurs qui est arrivée ici pour prononcer ses vœux perpétuels est venue me voir et m’a dit qu’elle n’avait pas du tout confiance en Dieu et qu’un rien la décourageait. Je lui ai répondu : « Vous avez bien fait de me le dire, je vais prier pour vous. » Et j’ai ajouté quelques mots pour lui dire combien la méfiance blessait Jésus, surtout si elle vient d’une âme choisie. Elle m’a dit qu’après ses vœux perpétuels, elle s’exercerait à la confiance. Je sais maintenant que même les âmes choisies et avancées dans la vie religieuse ou sacerdotale n’ont pas le courage de se fier entièrement à Dieu, et cela, parce que peu d’âmes connaissent l’infinie miséricorde de Dieu et son immense bonté.