• Aujourd’hui, le Seigneur m’a dit : « Va voir la supérieure, et dis-lui que je désire que toutes les sœurs et tous les enfants disent le chapelet que je t’ai appris. Elles doivent le réciter pendant neuf jours dans la chapelle, afin de fléchir mon Père et d’implorer la miséricorde divine pour la Pologne. » J’ai répondu au Seigneur que je lui en parlerais, mais que je devais d’abord m’entendre avec le père Andrasz, et j’ai décidé d’aller voir le père dès qu’il arriverait. Quand le père est venu, les circonstances ont fait que je n’ai pas pu le voir, mais je n’aurais pas dû tenir compte des circonstances et aller le trouver pour régler cette affaire.

J’ai pensé que ce serait pour une autre fois, quand le père reviendrait. Ah ! comme cela a déplu à Dieu ! En un instant, la présence de Dieu m’a quittée, cette grande présence de Dieu qui est continuellement en moi, et même de manière sensible. Mais elle m’a complètement abandonnée à cet instant, des ténèbres ont envahi mon âme, au point que je ne savais plus si j’étais ou non en état de grâce. Aussi n’ai-je pas communié durant quatre jours, et au bout de ces quatre jours, j’ai vu le père et je lui ai tout raconté. Le père m’a consolée et m’a dit : « Vous n’avez pas perdu la grâce. » Il m’a dit aussi : « Soyez fidèle à Dieu. » Quand j’ai quitté le confessionnal, la présence de Dieu m’a enveloppée à nouveau, comme auparavant. J’ai compris qu’il faut recevoir les grâces de Dieu telles que Dieu les envoie, de la manière qu’il veut et dans la forme sous laquelle il nous les envoie.

Ô mon Jésus, en cet instant, me fondant sur ta grâce et ta miséricorde, je prends la résolution ferme et éternelle d’être fidèle à la moindre de tes grâces.

Je me suis préparée à la sainte Communion pendant toute la nuit, parce que je ne pouvais pas dormir à cause de mes souffrances physiques. Mon âme était plongée dans l’amour et dans la contrition.

Après la sainte Communion, j’ai entendu ces mots : « Tu vois ce que tu es par toi-même, mais ne t’en effraie pas. Si je te dévoilais toute la misère que tu es, tu mourrais d’effroi. Et pourtant, sache ce que tu es. C’est parce que tu es si misérable que je t’ai révélé tout l’océan de ma miséricorde. Je recherche et je désire des âmes comme la tienne, mais il y en a peu. Ta grande confiance en moi me force à t’accorder continuellement des grâces. Tu as de grands et inconcevables droits sur mon cœur, car tu es une fille pleine de confiance. Tu ne supporterais pas l’immensité de l’amour que je te porte, si je te le révélais dans toute sa plénitude ici, sur la terre. Je soulève souvent pour toi un coin du voile, mais sache que c’est uniquement par une grâce exceptionnelle. Mon amour et ma miséricorde ne connaissent pas de limites. »

Aujourd’hui, j’ai entendu ces paroles : « Sache, mon enfant, que c’est par égard pour toi que j’accorde des grâces à tous ceux qui habitent dans les environs, mais tu devrais me remercier pour eux, car eux ne me remercient pas pour les bienfaits que je leur prodigue. C’est à cause de ta gratitude que je continuerai à les bénir. »

Ô mon Jésus, tu sais combien la vie en communauté est difficile, combien il y a d’incompréhensions, de malentendus, parfois même en dépit de la meilleure volonté des deux côtés, mais c’est ton mystère, ô Seigneur, et nous ne le connaîtrons que dans l’éternité; en attendant, nos jugements devraient toujours être bienveillants.

C’est une très grande grâce de Dieu que d’avoir un directeur spirituel. Je sens que maintenant je ne saurais plus avancer seule dans la vie spirituelle. Le pouvoir d’un prêtre est grand. Je remercie continuellement Dieu de m’avoir donné un guide spirituel.