Le 3 octobre 1936. Aujourd’hui, pendant le rosaire, j’ai vu un ciboire qui contenait le Très Saint Sacrement. Le ciboire était découvert et rempli d’hosties. Venant du ciboire, une voix s’est fait entendre : « Ces hosties ont été reçues par des âmes converties grâce à tes prières et à tes souffrances. » Et soudain, j’ai ressenti la présence de Dieu à la manière d’un enfant – je me suis étrangement sentie enfant.

Un jour, j’ai senti que je ne serais pas capable de rester debout jusqu’à neuf heures, et j’ai donc demandé à sœur N. de me donner quelque chose à manger, parce que je ne me sentais pas bien et que j’allais me coucher plus tôt. Sœur N. m’a répondu : « Mais vous n’êtes pas malade! On a juste voulu vous donner un peu de repos et on a prétexté une maladie. » Ô mon Jésus, ma maladie s’est tellement aggravée que le médecin m’a isolée des sœurs Le médecin du sanatorium de Prądnik a diagnostiqué chez sœur Faustine une tuberculose pulmonaire. Afin de préserver les autres sœurs de la contagion, il a ordonné d'isoler la malade. Sœur Faustine a donc été transférée à l'infirmerie, pièce destinée aux grandes malades. pour qu’elle ne se transmette pas aux autres, et voilà comment on vous juge ! Mais c’est bien ainsi, tout est pour toi, mon Jésus. Je ne veux pas beaucoup parler des choses extérieures, car ce n’est pas pour cela que j’écris : ce que je désire surtout noter, ce sont les grâces que le Seigneur m’accorde, parce qu’elles ne sont pas seulement pour moi, mais aussi pour beaucoup d’âmes.

Le 5 octobre . Aujourd’hui, j’ai reçu une lettre de l’abbé Sopoćko. Il m’écrit qu’il a l’intention de publier une petite image du Christ Miséricordieux et il m’a demandé de lui envoyer une prière qu’il veut faire imprimer au verso, si l’archevêque lui en donne l’autorisation. Le fait que Dieu m’a permis de voir cette œuvre de sa miséricorde rempli mon cœur d’une telle joie ! Qu’elle est grande, cette œuvre du Très-Haut, dont je ne suis que l’instrument ! Ah ! avec quelle ardeur je désire voir la fête de la Miséricorde Divine que Dieu veut instaurer par mon intermédiaire ! Toutefois, si la volonté de Dieu est que cette fête ne soit célébrée solennellement qu’après ma mort, je m’en réjouis dès maintenant, et je la célèbre déjà intérieurement avec l’autorisation de mon confesseur.