Le 2 octobre 1936. Premier vendredi du mois. Après la sainte Communion, j’ai soudain vu Jésus. Il m’a dit ces paroles : « Maintenant, je sais que tu ne m’aimes ni pour mes grâces, ni pour mes dons, mais que ma volonté t’est plus chère que la vie. C’est pourquoi je m’unis à toi plus étroitement qu’à aucune autre créature. »

À cet instant, Jésus a disparu. La présence de Dieu a inondé mon âme. Je sais que je suis sous le regard de ce puissant Souverain. Je me suis plongée tout entière dans la joie qui provient de Dieu, j’ai vécu toute la journée dans cette immersion ininterrompue en Dieu. Le soir, je suis entrée dans une sorte d’évanouissement et une étrange forme d’agonie. Mon amour désire égaler l’amour de ce Souverain. Il est visiblement attiré vers lui qu’il serait impossible, sans une grâce particulière de Dieu, de supporter dans cette vie une telle immensité de grâces. Mais je vois clairement que Jésus lui-même me soutient, me fortifie et me rend capable d’être dans une relation étroite avec lui. En cela, l’âme est étrangement active.