- Le 15 juillet. Pendant la sainte messe, je me suis entièrement offerte au Père céleste par le cœur très doux de Jésus. Qu’il fasse de moi ce qui lui plaira. De moi-même, je suis néant, et je n’ai rien dans ma misère qui pourrait être digne de considération. C’est pourquoi je me jette dans l’océan de ta miséricorde, Seigneur.
Le 16 juillet. C’est de Jésus, qui est la bonté même, que j’apprends à être bonne, afin de pouvoir être appelée fille du Père céleste. Lorsque, dans la matinée, on m’a causé un très grand chagrin, je me suis efforcée dans ma souffrance d’unir ma volonté à la volonté divine, et j’ai adoré Dieu par le silence. L’après-midi, je suis allée faire une adoration de cinq minutes, quand soudain je me suis aperçu que la petite croix que je porte sur la poitrine était vivante. Jésus m’a dit : « Ma fille, la souffrance sera pour toi le signe que je suis avec toi. » À ces mots, une grande émotion a rempli mon âme.
Ô Jésus, mon Maître et mon Directeur, je ne sais parler qu’avec toi ; je ne peux parler aussi facilement avec personne d’autre que toi, mon Dieu.
Dans la vie spirituelle, je tiendrai toujours la main du prêtre. Je ne parlerai de la vie de mon âme et de ses besoins qu’avec mon confesseur.