Le 29 juin 1936. Le père Andrasz m’a enjoint de faire une neuvaine pour mieux connaître la volonté de Dieu. J’ai prié avec ferveur et j’ai joint à mes prières une mortification corporelle. Vers la fin de la neuvaine, j’ai reçu des lumières intérieures et l’assurance que cette congrégation existerait bien et qu’elle serait agréable à Dieu. Malgré les obstacles et les adversités , mon âme a été remplie d’une paix totale et d’une force venue d’en-haut. J’ai compris que rien ne résisterait à la volonté de Dieu, ni ne l’anéantirait. J’ai compris que je dois réaliser la volonté de Dieu malgré les obstacles, les persécutions et les souffrances de toutes sortes, malgré les résistances et les craintes de ma nature.
J’ai compris que tendre à la perfection et à la sainteté, c’est accomplir la volonté divine. La réalisation parfaite de la volonté de Dieu est la maturité dans la sainteté ; il n’y a là aucun doute. Recevoir la lumière divine, savoir ce que Dieu exige de nous et ne pas l’accomplir, c’est outrager gravement la majesté de Dieu. L’âme qui agit ainsi mérite que Dieu l’abandonne complètement. Elle est semblable à Lucifer, qui avait une grande lumière mais ne faisait pas la volonté de Dieu. Une paix étrange est entrée dans mon âme, lorsque j’ai constaté que, malgré de très grandes difficultés, j’ai toujours fidèlement suivi la volonté de Dieu. Ô Jésus, accorde-moi la grâce de réaliser ce que tu m’as déjà fait connaître de ta volonté.