- Il est difficile de vivre dans une constante agonie, 995
Clouée à une croix par toutes sortes de souffrances, Mais je m’enflamme d’amour en aimant, Et, bien que je ne sois que faiblesse, j’aime Dieu comme un Séraphin.
Ah ! qu’elle est grande l’âme qui, au milieu des souffrances, Se tient fidèlement auprès de Dieu et accomplit sa volonté. Elle est sans consolation dans les pires orages comme sous les arcs-en-ciel. Seul le pur amour de Dieu adoucit son sort.
C’est peu de chose que d’aimer Dieu dans la prospérité Et de lui rendre grâce quand tout nous réussit. C’en est une grande de le louer dans les plus grandes adversités, De l’aimer pour lui-même et mettre en lui son espoir.
Lorsque l’âme est plongée dans l’ombre du Jardin des Oliviers, Dans la douleur, l’amertume et la solitude, Alors, elle s’élève jusqu’à Jésus. Et bien qu’elle soit sans cesse abreuvée d’amertume, elle n’est pas triste.
Lorsque l’âme accomplit la volonté du Très-Haut, Fût-ce dans des tourments et des supplices continuels, Lorsqu’elle trempe ses lèvres dans la coupe qui lui est présentée, Elle devient puissante et rien ne peut l’ébranler.
Malgré sa souffrance, elle répète : « Que ta volonté soit faite », Et attend patiemment le moment où elle sera transfigurée, Car, même au cœur des ténèbres, elle entend la voix de Jésus lui dire : « Tu es à moi. » Elle connaîtra cela en plénitude lorsque le voile tombera.