Le 25 février 1937. J’ai ardemment prié pour une personne qui souffrait beaucoup, afin de lui obtenir une bonne mort. Elle était depuis deux semaines entre la vie et la mort. Elle me faisait de la peine et j’ai dit au Seigneur : « Doux Jésus, si les choses que j’entreprends pour ta gloire te sont agréables, je t’en prie, prends cette personne auprès de toi; qu’elle repose en ta miséricorde », et j’ai ressenti un calme étrange. Un instant plus tard, on est venu me dire que cette personne, qui avait tant souffert, venait d’expirer.
J’ai vu un prêtre qui avait besoin de l’aide de Dieu et j’ai prié pour lui jusqu’à ce que Jésus le regarde avec bienveillance et lui accorde sa force. Aujourd’hui, j’ai compris qu’une personne de ma famille offense Dieu et qu’elle se trouve en grand danger de mourir. Cette nouvelle a transpercé mon âme d’une telle souffrance que j’ai cru ne pas pouvoir supporter cette offense faite à Dieu. J’ai imploré le pardon de Dieu, mais j’ai vu sa grande colère.
J’ai prié à l’intention d’un prêtre, pour que Dieu lui accorde son aide dans certaines choses. Soudain, j’ai vu le Seigneur Jésus crucifié. Jésus avait les yeux fermés et était abîmé dans sa souffrance. J’ai vénéré ses cinq plaies, chacune en particulier, et je lui ai demandé de bénir ce prêtre. Jésus m’a fait savoir intérieurement combien cette âme lui est agréable, et j’ai senti la grâce descendre des plaies de Jésus sur cette âme, qui, comme Jésus, est étendue sur la croix.
Mon Seigneur et mon Dieu, tu sais que mon âme n’aime que toi. Toute mon âme s’est abîmée en toi, Seigneur. Même si je n’avais rien accompli de ce que tu m’as fait savoir, ô Seigneur, je suis tout à fait tranquille, parce que j’ai fait tout ce qui était en mon pouvoir. Je sais bien, Seigneur, que tu n’as pas besoin de nos œuvres. Tu exiges de l’amour !
L’amour, l’amour et, encore une fois, l’amour de Dieu, il n’y a rien de plus grand ni dans le ciel ni sur la terre : la suprême grandeur, c’est d’aimer Dieu, la véritable grandeur réside dans l’amour de Dieu, la vraie sagesse, c’est d’aimer Dieu. Tout ce qui est grand et beau est en Dieu ; en dehors de Dieu, il n’y a ni beauté ni grandeur. O sages et grands esprits de ce monde, apprenez que la vraie grandeur est dans l’amour de Dieu. Ah ! comme je m’étonne que des gens s’abusent eux-mêmes quand ils disent qu’il n’y a pas d’éternité !