Le 17 février 1937. Ce matin, pendant la sainte messe, j’ai vu Jésus souffrant. Sa Passion s’est inscrite dans mon corps d’une façon invisible, mais non moins douloureuse. Jésus m’a regardée et m’a dit :

« Les âmes périssent malgré mon amère Passion. Je leur tends une dernière planche de salut : la fête de ma Miséricorde. Si elles n’adorent pas ma miséricorde, elles périront pour l’éternité. Secrétaire de ma miséricorde, écris, parle aux âmes de ma grande miséricorde, car ce jour terrible, le jour de ma justice, est proche. »

  • Aujourd’hui, j’ai entendu dans mon âme ces paroles : « Ma fille, tu dois te mettre à l’œuvre. Je suis avec toi. De grandes persécutions et de grandes souffrances t’attendent, mais console-toi à la pensée que beaucoup d’âmes se sauveront et se sanctifieront par cette œuvre. »
  • Je me suis mise à l’œuvre et, tandis que je soulignais les paroles du Seigneur L'abbé Michał Sopoćko, directeur spirituel de sœur Faustine, lui avait recommandé de souligner soigneusement dans son journal tout ce qui, selon elle, était d'origine divine, particulièrement ce qui concernait l'institution de la fête de la Miséricorde Divine et la fondation d'une nouvelle congrégation. et que je relisais tout, je suis arrivée à la page sur laquelle j’avais noté les conseils et les indications du père Andrasz ; je ne savais pas si je devais les souligner ou non. J’ai alors entendu ces paroles dans mon âme : « Souligne-les, parce que ces paroles sont les miennes. J’ai emprunté pour te parler la bouche d’un ami de mon cœur, afin de te rassurer, et tu dois observer ces indications jusqu’à ta mort. Il me déplairait beaucoup que tu cesses de les suivre. Sache que c’est moi qui l’ai placé entre moi et ton âme et je l’ai fait pour que tu sois rassurée et pour que tu ne t’égares pas.

Depuis que je t’ai mise sous la protection particulière de prêtres, tu es dispensée de rendre à tes supérieures un compte détaillé de mes relations avec toi. Pour le reste, sois comme un enfant envers tes supérieures, mais, pour ce qui concerne ce que j’accomplis dans les profondeurs de ton âme, confie tout avec sincérité uniquement aux prêtres. » Et j’ai remarqué que, depuis que Dieu m’a donné un directeur, il n’a plus exigé comme auparavant que je parle de tout à mes supérieures, sauf pour les choses extérieures. Sinon, seul mon directeur connaît mon âme. C’est une grâce divine exceptionnelle que d’avoir un directeur spirituel. Ah ! comme elles sont peu nombreuses, les âmes qui ont cette grâce ! Au milieu des plus grandes difficultés, l’âme vit dans une paix continuelle. Chaque jour, après la sainte Communion, je remercie le Seigneur de m’avoir accordé cette grâce, et, chaque jour, je prie l’Esprit Saint de donner des lumières à mon directeur. J’ai vraiment ressenti dans mon âme la grande puissance des paroles du directeur. Que la miséricorde divine soit adorée pour cette grâce !

  • Aujourd’hui, je suis allée faire ma méditation devant le Très Saint Sacrement C'est-à-dire dans la chapelle du sanatorium où était conservé le Très Saint Sacrement. . Lorsque je me suis approchée de l’autel, la présence de Dieu a pénétré mon âme, j’ai été plongée dans l’océan de sa Divinité, et Jésus m’a dit : « Ma fille, tout ce qui existe est à toi. » J’ai répondu au Seigneur : « Mon cœur n’exige rien sauf Toi seul, ô Trésor de mon cœur. Je te remercie pour tous les dons que tu me fais, Seigneur, mais je ne veux que ton cœur. Bien que les cieux soient immenses, ils ne sont rien pour moi sans toi. Tu sais bien, Jésus, que je défaille sans cesse de la nostalgie de toi. » – « Sache, ma fille, que ce que les autres âmes n’obtiendront que dans l’éternité, toi, tu le goûtes dès maintenant. »

Et soudain, mon âme a été inondée de la lumière de la connaissance de Dieu. Ah ! que ne puis-je décrire au moins un peu de ce que mon âme vit près du cœur de l’inconcevable majesté ! Je ne saurais l’exprimer : seule une âme qui a vécu cette grâce au moins une fois dans sa vie pourrait la reconnaître. Quand je suis retournée dans ma chambre, il m’a semblé que j’étais revenue de la vraie vie à la mort. Lorsque le médecin est venu me prendre le pouls, il a été très étonné : « Que vous est-il arrivé ? Vous n’avez jamais eu un pouls pareil ! J’aimerais bien savoir ce qui a provoqué une telle accélération de vos pulsations. » Que pouvais-je lui dire, puisque je ne savais pas moi-même que j’avais un pouls si élevé ? Je sais seulement que je meurs de la nostalgie de Dieu, mais bien sûr, je ne le lui ai pas dit, car de quel secours pourrait m’être la médecine ?