Le 22 janvier .

C’est aujourd’hui vendredi. Mon âme est plongée dans un océan de souffrances. Les pécheurs m’ont tout pris, mais c’est bien, je leur ai tout donné, afin qu’ils te connaissent, qu’ils sachent que tu es bon et infiniment miséricordieux. Quant à moi, je te serai fidèle de toute façon, aussi bien sous l’arc-en-ciel que sous l’orage.

Aujourd’hui, le médecin a décidé que je ne devrais pas assister à la sainte messe, mais seulement aller communier. Je désirais ardemment aller à la sainte messe, mais mon confesseur, en accord avec le médecin, m’a dit d’être obéissante. « La volonté de Dieu est que vous soyez en bonne santé, et il vous est interdit de vous mortifier de quelque façon que ce soit. Soyez obéissante, et Dieu vous récompensera. » J’ai senti que ces paroles du confesseur étaient celles du Seigneur. Cela me fait de la peine de manquer la sainte messe, pendant laquelle Dieu m’accordait la grâce de voir l’Enfant Jésus, mais je place l’obéissance avant tout. Je me suis plongée dans la prière et j’ai fait pénitence. Soudain, j’ai vu le Seigneur, et il m’a dit : « Ma fille, sache que tu me rends une plus grande gloire par un acte d’obéissance que par de longues prières et des mortifications. » Ah ! qu’il est bon de vivre dans l’obéissance, de vivre en sachant que tout ce que je fais est agréable à Dieu !