Le 10 janvier 1937.

Aujourd’hui, j’ai demandé au Seigneur de me donner des forces tôt le matin afin que je puisse aller communier : « Mon Maître, je te prie, de tout mon cœur assoiffé, de me donner, si cela est conforme à ta sainte volonté, toutes les souffrances et les faiblesses qu’il te plaira : je désire souffrir toute la journée et toute la nuit, mais je t’en supplie ardemment, donne-moi des forces au moment où je devrai aller communier. Tu vois bien, Jésus, qu’ici on n’apporte pas la sainte Communion aux malades. Aussi, si tu ne me donnes pas la force de descendre à la chapelle, comment pourrai-je te recevoir dans ton Mystère d’Amour ? Et tu sais combien mon cœur languit après toi. Ô mon doux Époux, pourquoi tant d’explications ? Tu sais combien je te désire ardemment, et si tu le veux, tu peux le faire pour moi. » Le lendemain matin, je me suis sentie comme si j’étais tout à fait bien portante, je n’avais plus ni évanouissements, ni malaises. Cependant, quand je suis revenue de la chapelle, toutes ces souffrances et ces faiblesses ont réapparu. C’est comme si elles m’avaient attendue, mais je n’en avais pas du tout peur, parce que j’étais nourrie du Pain des Forts. Je regarde tout avec courage, droit dans les yeux, même la mort.

  • Ô Jésus caché dans l’Hostie, mon doux Maître et fidèle Ami, comme mon âme est heureuse d’avoir un tel ami qui me tient toujours compagnie! Je ne me sens pas seule, bien que je sois isolée. Jésus-Hostie, nous nous connaissons, cela me suffit !