• J.M.J. Vilnius, le 8 février 1935 Travail intérieur particulier, c’est-à-dire examen de conscience. Renoncement à soi-même, à sa propre volonté.

I. Renoncement à ma raison, cela veut dire : soumettre ma raison à la raison de ceux qui tiennent la place de Dieu sur la terre auprès de moi.

II. Renoncement à ma volonté, cela veut dire : accomplir la volonté de Dieu qui se révèle à moi dans la volonté de ceux qui tiennent la place de Dieu auprès de moi et qui est contenue dans les règles de notre Congrégation.

III. Renoncement à mon jugement, cela veut dire : accepter immédiatement, sans réfléchir, sans analyser, sans raisonner, tout ordre donné par ceux qui tiennent la place de Dieu auprès de moi.

IV. Renoncement à ma langue. Je ne lui donnerai pas la moindre liberté, sauf dans un cas : pour proclamer la gloire de Dieu. Chaque fois que je reçois la sainte Communion, je prie Jésus de daigner fortifier et purifier ma langue, afin de ne pas blesser autrui. Aussi ai-je le plus grand respect pour notre règle sur le silence.

Mon Jésus, j’ai confiance que ta grâce m’aidera à accomplir ces résolutions. Bien que tous ces points étaient déjà contenus dans le vœu d’obéissance, je désire néanmoins m’y exercer de façon plus particulière parce qu’il s’agit du fondement même de la vie religieuse. Jésus miséricordieux, je t’en prie ardemment, éclaire ma raison pour que je puisse mieux te connaître, toi qui es l’Être infini, et pour que je puisse mieux me connaître, moi qui suis le néant même.

La sainte confession. Nous devrions retirer deux avantages de la sainte confession: 1. Nous venons y chercher la guérison.

  1. Nous venons y chercher l’éducation. Notre âme, comme un enfant, a besoin d’être constamment éduquée.

Ô mon Jésus, je comprends parfaitement ces mots et je sais d’expérience que si l’âme est réduite à ses propres forces, elle n’ira pas loin, elle se fatiguera beaucoup, elle ne fera rien pour la gloire de Dieu et ne cessera de s’égarer, car notre entendement est obscur et n’est pas capable de discerner ce qui le concerne en propre. Je veillerai particulièrement à deux choses. Premièrement, je choisirai de confesser ce qui m’humilie le plus ; même s’il s’agit d’un détail, mais s’il me semble pénible de le dire, je le ferai. Deuxièmement, je m’exercerai à la contrition. J’éveillerai en moi une contrition parfaite, non seulement pendant la confession, mais aussi à chaque examen de conscience, particulièrement au coucher. Encore un mot : l’âme qui désire sincèrement progresser sur la voie de la perfection doit suivre strictement les conseils que lui donne son directeur spirituel. Autant de sainteté, autant de dépendance.