Le 29 janvier 1935. Mardi matin, pendant ma méditation, j’ai vu intérieurement le Saint-Père célébrer la sainte messe. Après le Pater noster, il s’est entretenu avec Jésus à propos de ce que Jésus m’avait ordonné de lui dire. Je n’en ai pas parlé au Saint-Père personnellement et ces choses ont été transmises par quelqu’un d’autre D'après une lettre de l'abbé Michał Sopoćko adressée à sœur Faustine, nous savons qu'il avait abordé avec le nonce apostolique, l'archevêque Filipe Cortesi, le sujet de l'institution de la fête de la Divine Miséricorde et qu'il comptait que le nonce présenterait cette affaire au Saint-Père. , mais, à cet instant, j’ai su intérieurement que le Saint-Père y réfléchissait et que cette affaire serait réglée dans peu de temps selon les souhaits de Jésus.

Avant ma retraite de huit jours, je suis allée chez mon di- recteur spirituel pour lui demander l’autorisation de faire certaines mortifications pendant la retraite. Il ne m’a pas permis de les faire toutes, seulement quelques-unes. J’ai eu la permission de méditer pendant une heure sur la Passion de Jésus, ainsi que de subir une certaine humiliation. J’étais un peu mécontente de ne pas avoir obtenu l’autorisation de faire tout ce que j’avais demandé. Quand nous sommes rentrées à la maison, je suis allée un instant dans la chapelle et j’ai entendu dans mon âme ces paroles : « Une heure de méditation sur ma douloureuse Passion a un plus grand mérite que toute une année de flagellation jusqu’au sang. La méditation de mes douloureuses plaies t’est d’un grand profit et me donne une très grande joie. Je m’étonne que tu n’aies pas encore complètement renoncé à ta propre volonté, mais je me réjouis beaucoup de ce que ce changement se réalisera pendant la retraite. »

Le même jour, alors que j’étais à l’église et que j’attendais pour me confesser, j’ai vu les mêmes rayons sortir de l’ostensoir et se répandre dans toute l’église. Cela a duré pendant tout l’office ; après la bénédiction, ils se sont répandus des deux côtés, puis ils sont revenus dans l’ostensoir. Ils étaient clairs et transparents comme le cristal. J’ai prié Jésus de daigner allumer le feu de son amour dans toutes les âmes froides. Sous ces rayons, leur cœur se réchauffait, même s’il était froid comme un bloc de glace, et il s’effriterait comme du sable, même il était dur comme le roc.

J.M.J. Vilnius, le 4 février 1935 Retraite de huit jours. Jésus, Roi de miséricorde, voici à nouveau le moment où je reste seul à seule avec toi, aussi, je t’en supplie par tout l’amour dont brûle ton Divin cœur, détruis complètement en moi tout amour-propre et, en échange, embrase mon cœur du feu de ton très pur amour.

Le soir, après la conférence, j’ai entendu ces paroles : « Je suis avec toi. Pendant cette retraite, je t’affermirai dans la paix et le courage afin que tu ne manques pas de forces pour accomplir mes desseins. C’est pourquoi, pendant cette retraite, tu renonceras complètement à ta propre volonté, et ainsi, c’est toute ma volonté qui s’accomplira en toi. Sache que cela te coûtera beaucoup. Aussi, écris sur une page blanche ces mots : À partir d’aujourd’hui, ma propre volonté n’existe plus, puis barre cette page ; et de l’autre côté de la feuille, écris ces mots: À partir d’aujourd’hui, j’accomplis la volonté de Dieu partout, toujours, en tout. Ne crains rien, l’amour t’en donnera la force et t’en facilitera l’exécution. »

Méditation fondamentale sur la finalité, c’est-à-dire sur le choix de l’amour : l’âme doit aimer, elle a besoin d’aimer. L’âme doit déverser son amour, non pas dans la boue ni dans le vide, mais en Dieu. Comme je me réjouis quand j’y réfléchis, parce que je sens distinctement que Jésus seul est dans mon cœur, lui seul, et que j’aime les créatures dans la mesure où elles m’aident à m’unir à Dieu. J’aime tous les hommes, parce que je vois en eux l’image de Dieu.

J.M.J. Vilnius, le 4 février 1934

À partir d’aujourd’hui ma propre volonté n’existe plus.

Au moment où je me suis agenouillée pour barrer ma propre volonté, comme le Seigneur me l’a ordonné, j’ai entendu dans mon âme cette voix : « À partir d’aujourd’hui, ne crains pas le jugement de Dieu, parce que tu ne seras pas jugée. »