• Jeudi. Quand j’ai commencé l’Heure sainte, j’ai voulu me plonger dans l’agonie de Jésus dans le Jardin des Oliviers. Tout à coup, j’ai entendu une voix dans mon âme : « Médite les mystères de l’Incarnation. » Et soudain l’Enfant Jésus est apparu devant moi, rayonnant de beauté. Il m’a dit combien Dieu aime la simplicité de l’âme. « Malgré mon inconcevable grandeur, je n’ai d’intimité qu’avec les petits. J’exige de toi l’enfance spirituelle. »

Maintenant, je vois clairement comment Dieu agit par l’intermédiaire de mon confesseur et combien il est fidèle à ses promesses. Il y a deux semaines, mon confesseur m’a demandé de réfléchir sur l’enfance spirituelle. Au début, j’ai eu un peu de mal, mais mon confesseur n’a pas tenu compte de mes difficultés et m’a enjoint de poursuivre cette réflexion. « Dans la pratique, cette enfance doit se manifester ainsi : l’enfant ne se préoccupe ni du passé, ni de l’avenir, mais profite du moment présent. Je veux souligner l’enfance spirituelle qui est en vous et j’y attache une très grande importance. »

Je vois combien le Seigneur Jésus est enclin à accomplir les souhaits de mon confesseur, parce qu’en ce moment il ne m’apparaît pas sous l’aspect d’un maître dans la plénitude de ses forces et de son humanité, d’un adulte, mais sous l’aspect d’un petit enfant. Ce Dieu infini s’abaisse jusqu’à moi sous l’apparence d’un petit enfant ; mais le regard de mon âme ne s’arrête pas à cette apparence. – Bien que tu prennes les traits d’un petit enfant, je vois en toi le Seigneur des seigneurs, immortel et infini, Celui que les esprits purs adorent jour et nuit, et pour lequel les cœurs des Séraphins brûlent du plus pur amour. Ô Christ, ô Jésus, je désire te surpasser dans mon amour pour toi. Esprits purs, je vous demande pardon d’oser me comparer à vous, moi qui suis un abîme de misère, un gouffre de misère, mais toi, ô Dieu, qui es un insondable abîme de miséricorde, absorbe-moi, comme la chaleur du soleil absorbe une goutte de rosée. Ton regard plein d’amour comble tout abîme. La grandeur de Dieu me rend infiniment heureuse. Voir la grandeur de Dieu me suffit complètement pour que je sois heureuse pendant toute l’éternité.

Un jour où j’ai vu Jésus sous l’aspect d’un petit enfant, je lui ai demandé : « Jésus, pourquoi te manifestes-tu souvent à moi sous l’apparence d’un petit enfant ? Tu sais bien que, malgré cela, je vois en toi le Dieu infini, mon Créateur et mon Seigneur. » Jésus m’a répondu qu’il se manifesterait à moi sous l’aspect d’un petit enfant tant que je n’aurais pas appris la simplicité et l’humilité.

  • [année]

Pendant la sainte messe, quand Jésus était exposé dans le Très Saint Sacrement, avant la Communion, j’ai vu deux rayons jaillir de la très sainte Hostie, les mêmes que ceux qui sont peints sur le tableau : l’un était rouge, l’autre translucide. Ils se reflétaient sur chacune des sœurs et chacune des élèves, mais pas avec la même intensité. Sur certaines d’entre elles, ils se dessinaient à peine. C’était le dernier jour de la retraite des enfants.