- Le mystère de l’âme. Vilnius,
Un jour, mon confesseur m’a enjoint de demander à Jésus ce que signifient les deux rayons qui figurent sur le tableau Il s'agit du tableau peint par Eugeniusz Kazimirowski à Vilnius. et j’ai répondu : « Bien, je le demanderai au Seigneur. »
Pendant que je priais, j’ai entendu intérieurement ces paroles : « Ces deux rayons indiquent le sang et l’eau. Le rayon translucide signifie l’eau, qui justifie les âmes ; le rayon rouge signifie le sang, qui est la vie des âmes…
Ces deux rayons ont jailli des entrailles de ma Miséricorde lorsque mon cœur, agonisant sur la croix, a été ouvert par la lance. Ces rayons protègent les âmes de la colère de mon Père.
Heureux celui qui vivra dans leur ombre, parce que la main juste de Dieu ne l’atteindra pas. Je désire que le premier dimanche après Pâques soit la fête de la Miséricorde.
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Demande à mon fidèle serviteur « Mon fidèle serviteur » : ici : l'abbé Michał Sopoćko. de proclamer en ce jour au monde entier mon immense miséricorde et de dire que ceux qui s’approcheront ce jour-là de la Source de Vie obtiendront la rémission complète de leurs fautes et de leurs châtiments.
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L’humanité ne trouvera pas la paix tant qu’elle ne se tournera pas avec confiance vers ma miséricorde.
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Ah ! comme la méfiance de l’âme me blesse ! Une telle âme reconnaît que je suis saint et juste, mais ne croit pas que je suis miséricordieux, elle ne croit pas à ma bonté. Les démons aussi glorifient ma justice, mais ne croient pas à ma bonté.
Mon cœur se réjouit de cet attribut de miséricorde. Dis que la miséricorde est le plus grand attribut de Dieu. Toutes les œuvres de mes mains sont couronnées de miséricorde. »
- Ô Amour éternel, je désire que toutes les âmes que tu as créées te connaissent. Je voudrais devenir prêtre pour parler sans cesse de ta miséricorde aux âmes pécheresses plongées dans le désespoir. Je voudrais être missionnaire pour porter la lumière de la foi dans les pays sauvages, pour te faire connaître aux âmes, m’anéantir et mourir en martyre pour elles, comme tu es mort pour moi et pour elles. Ô Jésus, je ne sais que trop bien que je peux être prêtre, missionnaire, prédicateur, que je peux mourir en martyre en m’anéantissant complètement et en renonçant à moi-même par amour pour toi, Jésus, et pour les âmes immortelles.
Un grand amour sait transformer les petites choses en grandes choses, et seul l’amour donne de la valeur à nos actions. Plus notre amour devient pur, moins le feu de la souffrance a de choses à consumer en nous, et la souffrance cesse d’être pour nous une souffrance. Elle devient un délice. Par une grâce de Dieu, j’ai maintenant reçu cette disposition du cœur qui fait que jamais je ne suis aussi heureuse que lorsque je souffre pour Jésus que j’aime avec chaque battement de mon cœur.
Un jour où j’éprouvais une grande souffrance, j’ai quitté ma tâche pour aller voir le Seigneur Jésus et je l’ai prié de me donner sa force. Après une courte prière, je suis retournée à ma tâche, pleine d’ardeur et de joie. Une des sœurs m’a dit alors : « Aujourd’hui, vous devez avoir beaucoup de consolations, vous êtes si radieuse ! Dieu ne vous envoie sans doute pas de souffrances, mais seulement des consolations. » Je lui ai répondu : « Vous vous trompez complètement, parce que c’est justement quand je souffre beaucoup que ma joie est grande, et quand je souffre moins que ma joie est moindre. » Mais comme cette âme ne laissait entendre qu’elle ne comprenait pas ce que je voulais dire, j’ai essayé de le lui expliquer : « Lorsque nous souffrons beaucoup, nous avons une excellente occasion de manifester notre amour à Dieu, alors que quand nous souffrons peu, nous avons moins de possibilités de lui témoigner notre amour ; et quand nous ne souffrons pas du tout, notre amour n’est ni grand, ni pur. Nous pouvons parvenir, avec la grâce de Dieu, à ce que la souffrance se transforme pour nous en délice, car l’amour peut accomplir de telles choses dans les âmes pures. »
- Ô Jésus, ma seule espérance, je te remercie pour le livre que tu as ouvert aux yeux de mon âme. Ce livre, c’est ta Passion à laquelle tu t’es livré par amour pour moi. Dans ce livre, j’ai appris comment aimer Dieu et les âmes. Dans ce livre sont contenus pour nous des trésors inépuisables.
Ô Jésus, combien peu d’âmes te comprennent dans ton martyre d’amour! Ah ! qu’il est grand, le feu du plus pur amour qui brûle dans ton cœur très saint ! Heureuse l’âme qui a compris l’amour du cœur de Jésus.
Mon plus grand désir est que les âmes te connaissent, qu’elles sachent que tu es leur bonheur éternel, qu’elles croient à ta bonté et qu’elles glorifient ton infinie miséricorde.
J’ai demandé à Dieu la grâce de fortifier et d’affermir ma nature pour qu’elle résiste aux influences qui veulent parfois me détourner de l’esprit de la règle et des petites prescriptions, parce que ce sont des mites qui veulent détruire en nous la vie intérieure, et elles y parviendront sûrement si l’âme est consciente de ces petits manquements, mais les néglige sous prétexte qu’ils n’ont pas d’importance. Pour ma part, je ne vois rien de petit dans la vie religieuse. Peu importe si je m’expose à des désagréments et des moqueries, pourvu que mon esprit soit en complète harmonie avec l’esprit des règles, des vœux et des statuts religieux.
Ô mon Jésus, délice de mon cœur, tu connais mes désirs. J’aimerais me cacher au regard des hommes et vivre comme si je ne vivais pas. Je veux vivre pure comme une fleur des champs ; je veux que mon amour soit toujours tourné vers toi, comme la fleur qui se tourne toujours vers le soleil. Je désire que le parfum et la fraîcheur de la fleur de mon cœur soient toujours réservés à toi seul. Je veux vivre sous ton regard divin, car toi seul me suffis. Quand je suis avec toi, ô Jésus, je ne crains rien, parce que rien ne peut me nuire.