• Le 1 mai 1933. J.M.J. Résolutions particulières prises pendant ma retraite. Parler du prochain. Premièrement – être serviable envers les sœurs ; deuxièmement – ne pas parler des absents et défendre la bonne renommée de mon prochain ; troisièmement – me réjouir des succès de mon prochain.

  • Ô mon Dieu, comme je désire être un petit enfant ! Tu es mon Père, tu sais combien je suis petite et faible, aussi je te supplie de me garder auprès de toi à tous les moments de ma vie, et particulièrement à l’heure de ma mort. Jésus, je sais que ta bonté surpasse la bonté de la mère la plus tendre.

Je remercierai le Seigneur pour chaque humiliation et je prierai tout particulièrement pour la personne qui m’aura donné l’occasion d’être humiliée. Je m’anéantirai en faveur des âmes. Je ne reculerai devant aucun sacrifice, me couchant sous les pieds des sœurs comme un petit tapis sur lequel elles pourront non seulement marcher, mais aussi s’essuyer les pieds. C’est sous les pieds des sœurs qu’est ma place. Je m’efforcerai de m’y mettre sans que personne s’en aperçoive. Il suffit que Dieu le voie.

La grisaille de la vie quotidienne est déjà revenue. Les moments solennels de mes vœux perpétuels sont passés, mais l’immense grâce de Dieu demeure dans mon âme. Je sens que je suis toute à Dieu, je sens que je suis son enfant, je sens que je lui appartiens tout entière. Je le sens même physiquement et de manière sensible. Je suis absolument sereine au sujet de toutes choses, parce que je sais que c’est à mon Époux de penser à moi. Je me suis complètement oubliée moi-même. Ma confiance en son cœur très miséricordieux est sans limites. Je suis continuellement unie à lui. J’ai l’impression que Jésus ne peut pas être heureux sans moi, ni moi sans lui. Je comprends bien qu’étant Dieu, il est heureux en lui-même et n’a besoin d’aucune créature pour son bonheur. Néanmoins, sa bonté le contraint à se donner à ses créatures – et ce, avec une inconcevable générosité.

Ô mon Jésus, maintenant, je vais m’engager pour l’honneur et la gloire de ton Nom, en combattant jusqu’au jour où tu me diras toi-même que cela suffit. Je vais tâcher d’étendre par la prière et les sacrifices toutes les âmes qui me sont confiées, afin que ta grâce puisse agir en elles. Ô mon Jésus, toi qui es si épris des âmes, je te remercie pour la grande confiance que tu m’as témoignée en daignant mettre toutes ces âmes sous notre protection. Jours de labeur, jours de grisaille, vous ne me paraissez nullement monotones, parce que chaque instant m’apporte de nouvelles grâces et la possibilité de faire le bien.