- Avant ma confession, j’ai entendu dans mon âme les paroles suivantes : « Ma fille, dis-lui tout et découvre-lui ton âme comme tu le fais avec moi. Ne crains rien ; c’est pour te rassurer que je mets ce prêtre entre moi et ton âme, et les paroles par lesquelles il te répondra seront les miennes. Révèle-lui les choses les plus secrètes de ton âme. Je lui donnerai la lumière qui lui fera connaître ton âme. »
Quand je me suis approchée du confessionnal, j’ai senti dans mon âme une telle facilité d’exprimer tout ce que j’avais à dire que j’en ai été moi-même surprise plus tard. Les réponses du prêtre ont apporté à mon âme une paix très profonde et ses paroles ont été, sont et resteront à jamais des colonnes de feu qui ont illuminé mon âme et continueront toujours à l’éclairer dans sa recherche de la plus haute sainteté. Les indications que m’a données le père Andrasz sont inscrites sur une autre page de ce cahier Cf. PJ 55. .
Après ma confession, mon esprit s’est abîmé en Dieu et j’ai prié ainsi pendant trois heures qui m’ont semblé ne durer que quelques minutes. Depuis, je ne mets plus d’obstacles à la grâce qui agit dans mon âme. Jésus savait pourquoi je craignais d’être dans son intimité Sœur Faustine craignait que ses visions intérieures ne soient des illusions, d'autant plus que c'est ce que pensaient certains de ses confesseurs et certaines de ses supérieures. et cela ne l’a pas du tout offensé. Cependant, depuis que le père Andrasz m’a assuré que ce n’était pas une illusion, mais la grâce divine, je cherche à être fidèle à Dieu en tout. Je vois maintenant que peu de prêtres comprennent dans toute sa profondeur l’action de Dieu dans l’âme. Depuis ce moment, mes ailes se sont déployées et je désire planer dans la chaleur du midi du soleil. Mon vol ne s’arrêtera pas avant que je repose en Dieu pour l’éternité. Si nous planons très haut, la brume, le brouillard, les nuages sont sous nos pieds et tout notre être sensible doit être soumis à l’esprit.