• D’effroyables ténèbres envahissent à nouveau mon âme. Il me semble que je suis la proie d’illusions. Quand je suis allée puiser de la lumière et de la paix dans la confession, je n’en ai pas trouvé. Le confesseur Probablement l'un des confesseurs ordinaires à Varsovie. m’a insufflé plus de doutes encore que je n’en avais. Il m’a dit : « Je n’arrive pas à discerner quelle force agit en vous, c’est peut-être Dieu, mais c’est peut-être aussi l’Esprit mauvais. » Quand j’ai quitté le confessionnal, j’ai commencé à méditer ces paroles. Plus je les méditais, plus mon âme s’enfonçait dans les ténèbres. « Jésus, que faire ? » Lorsque Jésus s’approchait de moi avec bienveillance, j’avais peur. « Es-tu vraiment Jésus ? » D’un côté l’amour m’attirait, de l’autre la peur me retenait. Quel supplice ! Il m’est impossible de le décrire.

Lorsque je suis retournée me confesser, j’ai entendu ceci : « Je ne vous comprends pas, il vaudrait mieux que vous ne vous confessiez pas à moi. » Mon Dieu ! Il faut que je me fasse tellement violence pour dire quelque chose de ma vie intérieure, et tout cela pour entendre : « Je ne vous comprends pas ! »

Quand j’ai quitté le confessionnal, j’ai été accablée par de nombreux tourments. Je suis allée devant le Très Saint Sacrement et j’ai dit : « Jésus, viens à mon secours ! Tu vois bien que je suis faible ! » – Et j’ai entendu ces paroles: « Je t’apporterai de l’aide pendant la retraite qui précédera tes vœux. » Réconfortée par ces paroles, j’ai commencé à avancer sans demander conseil à personne, mais je me méfiais tellement de moi que j’ai décidé d’en finir une fois pour toutes avec ces doutes. Aussi ai-je attendu avec impatience la retraite qui devait précéder mes vœux perpétuels. Plusieurs jours avant qu’elle ne commence, je n’ai cessé de prier Dieu d’éclairer le prêtre qui devait me confesser, afin qu’il décide une fois pour toutes si j’étais ou non victime d’illusions. Je me disais que je serais enfin tranquille. Mais je me demandais avec inquiétude s’il y aurait un prêtre qui voudrait me laisser dire toutes ces choses. Finalement, j’ai résolu de ne plus y penser et de mettre toute ma confiance dans le Seigneur. Les paroles de Jésus : « pendant la retraite… » résonnaient à mes oreilles.