Au cours d’une adoration, le Seigneur a exigé que je m’offre en sacrifice, en acceptant de souffrir pour réparer non seulement les péchés du monde en général, mais surtout les fautes commises dans cette maison. J’ai accepté que j’étais prête et Jésus m’a fait connaître tout ce que j’allais souffrir : en un instant, tous les tourments qui m’attendaient se sont présentés et déroulés successivement devant les yeux de mon âme. Tout d’abord, mes intentions ne seront pas comprises, ensuite, on me soupçonnera de différentes choses et on se méfiera de moi, on m’infligera toutes sortes d’humiliations et de difficultés, et je ne dis pas tout. Tout cela s’est présenté aux yeux de mon âme comme un noir ciel d’orage d’où la foudre commencerait à tomber d’un moment à l’autre; elle n’attendait que mon consentement. Ma nature s’est effrayée un instant. Soudain, la cloche a sonné pour le déjeuner. Je suis sortie de la chapelle, tremblante et indécise. Mais ce sacrifice était continuellement devant moi, parce que je ne m’étais décidée ni à l’accepter, ni à le refuser au Seigneur. Je voulais me livrer à sa volonté. Si Jésus me l’avait imposé, j’étais prête. Mais Jésus avait fait savoir que je devais donner mon consentement en toute liberté et accepter ce sacrifice en pleine conscience, sinon il n’aurait aucune valeur. Toute sa force consistait en ce que c’était un acte libre de ma part, mais en même temps le Seigneur m’avait fait comprendre que c’était en mon pouvoir. Je pouvais le faire mais je pouvais aussi ne pas le faire. Alors j’ai répondu : « Jésus, j’accepte tout ce que tu veux bien m’envoyer ; j’ai confiance en ta bonté. » Et aussitôt, j’ai senti que par cet acte j’avais rendu une grande gloire à Dieu. Cependant, je me suis armée de patience. À peine étais-je sortie de la chapelle que j’ai dû affronter la réalité. Je ne veux pas décrire cela en détail, car il y en avait juste assez pour que je puisse en supporter. Je n’aurais pas été capable d’en porter une goutte de plus.