• J.M.J. Varsovie, année Probation avant mes vœux perpétuels Cf. note 57. . Quand j’ai appris que je devais partir pour la probation, mon cœur a été transporté de joie à la perspective de la grâce inconcevable que sont les vœux perpétuels. Je suis allée devant le Très Saint Sacrement, je me suis abîmée dans l’action de grâces et j’ai entendu ces paroles : « Mon enfant, tu es mon délice, tu es le soulagement de mon cœur. Je t’accorde autant de grâces que tu peux en porter. Chaque fois que tu veux me faire plaisir, parle au monde entier de ma grande et insondable miséricorde. »

Quelques semaines plus tôt, avant l’annonce de mon entrée en probation, j’étais entrée dans la chapelle et Jésus m’avait dit : « En ce moment, les supérieures annoncent quelles sont les sœurs qui prononceront leurs vœux perpétuels. Toutes n’obtiendront pas cette grâce, mais c’est de leur faute. Qui ne profite pas des petites grâces n’en reçoit pas de grandes. Mais à toi, mon enfant, cette grâce est donnée. » Un joyeux étonnement s’était alors emparé de mon âme, car quelques jours auparavant une des sœurs m’avait déclaré : « Vous ne ferez pas votre troisième probation. Je veillerai personnellement à ce qu’on ne vous laisse pas prononcer vos vœux. » – Bien que cela m’ait fait beaucoup de peine, je n’ai rien répondu à cette sœur et j’ai essayé comme j’ai pu de cacher ma douleur. Ô Jésus, comme tes actions sont étranges ! Je vois bien maintenant que les êtres humains ne peuvent pas grand-chose par eux-mêmes, car j’ai fait ma probation comme Jésus me l’avait dit.

Je trouve toujours de la lumière et de la force d’esprit dans la prière, quoiqu’il y ait parfois des moments pénibles et très désagréables, difficilement imaginables dans un couvent. Étrangement, Dieu permet parfois ce genre de choses, mais c’est toujours pour que la vertu se manifeste dans l’âme ou qu’elle s’y développe. Voilà la raison d’être de ces désagréments.