- Le jour de croisade Une fois par mois, chaque novice observait une journée dite « jour de croisade » que fixait la maîtresse des novices. Ce jour-là, la novice devait s'efforcer de se recueillir et de s'unir plus profondément à Jésus dans l'Eucharistie. Elle demandait aussi à la maîtresse d'âme de lui imposer une mortification supplémentaire et offrait à Jésus toutes ses tâches, ses prières et ses souffrances en réparation pour les pécheurs. Certaines sœurs continuaient à observer ces pratiques après avoir quitté le noviciat. , qui est le cinquième jour du mois, est tombé le premier vendredi du mois. Aujourd’hui, c’est mon tour de monter la garde d’honneur devant le Seigneur Jésus. En ce jour, il m’appartient de réparer tous les outrages et les manques de respect envers le Seigneur et de prier pour qu’aucun sacrilège ne soit commis. Ce jour-là, mon esprit était enflammé d’un amour particulier pour l’Eucharistie. Il me semblait que j’étais transformée en brasier. Je me suis approchée de la Sainte Table ; le prêtre m’a présenté Jésus, mais une seconde Hostie s’est accrochée à sa manche et je ne savais pas laquelle des deux j’allais recevoir. Pendant que je réfléchissais un court instant, le prêtre m’a fait un signe de la main pour que je reçoive l’Hostie qu’il me présentait. Dès que je l’ai reçue, l’autre est tombée sur mes mains. Le prêtre est retourné à l’autre bout de la table de communion pour continuer à donner la sainte Communion, et moi, pendant tout ce temps, j’ai tenu Jésus dans mes mains. Quand le prêtre est revenu, je lui ai donné l’Hostie pour qu’il la remette dans le ciboire, parce que je ne savais pas pu dire que la seconde Hostie était avant que j’eusse absorbé la première. Mais pendant que j’avais l’Hostie dans les mains, j’ai ressenti un tel élan d’amour que durant toute la journée je n’ai pas pu manger ni revenir à moi. Et j’ai entendu ces paroles venant de l’Hostie : « Je désirais reposer dans tes mains et pas seulement dans ton cœur. » Et j’ai alors vu l’Enfant Jésus. Mais lorsque le prêtre s’est approché, j’ai à nouveau vu l’Hostie.
Ô Marie, Vierge Immaculée, Pur cristal pour mon cœur, Tu es ma force, ancre puissante, Tu es le bouclier et la défense des cœurs faibles !
Ô Marie, toute pure et sans égale, Vierge et Mère à la fois, Tu es belle comme le soleil, sans aucune tache. Rien n’est peut être comparé à l’image de ton âme.
Ta beauté a ravi le regard du Dieu trois fois Saint. Quittant son trône éternel, il est descendu du ciel Et a pris chair et sang de ton cœur, Se cachant neuf mois dans le sein d’une Vierge.
Ô Vierge et Mère, personne ne peut concevoir Que Dieu infini se soit fait homme Uniquement par amour et par son insondable miséricorde. Par toi, ô notre Mère, il nous est donné de vivre avec lui éternellement.
Ô Marie, Vierge, Mère et Porte du Ciel, Par toi nous est venu le salut. Par tes mains toute grâce jaillit pour nous, Et, seule, une fidèle imitation de toi pourra me sanctifier.
Ô Marie, Vierge, Lys ravissant, Ton cœur a été le premier tabernacle de Jésus sur terre, Et parce que ton humilité a été la plus profonde
Tu as été élevée au-dessus des chœurs angéliques et des saints.
Ô Marie, ma douce Mère, Je te confie mon âme, mon corps et mon pauvre cœur. Sois la gardienne de ma vie, Particulièrement à l’heure de ma mort, lors de mon dernier combat.