• Un jour, alors que j’étais dans la cuisine avec sœur N. Sœur Faustine était alors postulante et travaillait avec sœur Marcjanna « Julia Oświecimek à la cuisine. Sœur Marcjanna lui avait demandé de ranger et de faire la vaisselle après le déjeuner et elle est sortie. Hélène, la future sœur Faustine, s'est tout de suite mise au travail. Cependant, elle n'a pas pu le terminer, parce que dès sœurs sont entrées en retard pour le déjeuner et lui demandaient à tout moment de leur servir le repas ou de leur rendre d'autres services. Au retour de la cuisine, sœur Marcjanna constata que la vaisselle n'était pas faite et ordonna à Hélène, en guise de pénitence, de s'asseoir sur une table et d'y rester pendant qu'elle-même faisait seule ce travail (cf. Notes finales). , elle s’est un peu fâchée contre moi et m’a ordonné comme pénitence de m’asseoir sur la table. Elle-même s’activait avec ardeur, nettoyait et frottait, pendant que je restais assise sur la table. Les sœurs entraient et s’étonnaient de me voir ainsi. Elles avaient toutes leur commentaire à faire. L’une disait que j’étais paresseuse, l’autre que j’étais fantasque. À cette époque, j’étais postulante et certaines sœurs disaient : « Quelle religieuse fera-t-elle ? » Et moi je ne pouvais pas descendre puisque la sœur m’avait ordonné, au nom de l’obéissance Sœur Marcjanna n'a pas pu donner d'« ordre » en vertu de l'obéissance. D'après ses souvenirs, elle a ordonné à Hélène, qui n'avait pas fait ce qu'elle lui avait demandé, de s'asseoir sur la table et de la regarder travailler. Hélène, étonnée de cette pénitence, tardait à le faire. Sœur Marcjanna lui a alors dit : « C'est comme cela que vous obéissez ? » Sœur Faustine a interprété cette question comme un ordre « en vertu de l'obéissance. » , de rester assise tant qu’elle ne m’aurait pas autorisée à descendre. Vraiment, Dieu seul sait combien d’actes d’abnégation j’ai faits alors ! J’ai cru mourir de honte. Dieu m’a parfois éprouvée de la sorte pour me façonner intérieurement, mais le Seigneur m’a donné ensuite une grande consolation pour me récompenser de cette humiliation. Au cours de la bénédiction, j’ai vu Jésus qui était d’une grande beauté ; il m’a regardée avec beaucoup de bienveillance et m’a dit : « Ma fille, n’aie pas peur de souffrir, je suis avec toi. »

Une nuit Dans certaines maisons de la Congrégation, notamment à Varsovie, 3/9 rue Żytnia, il était d'usage que certaines sœurs soient de garde la nuit pour éviter que des voleurs ne s'introduisent dans le couvent. Elles faisaient des rondes autour de la maison, éclairaient la cour et regardaient par la fenêtre afin d'empêcher d'éventuels cambriolages. où j’étais de service, je souffrais tant dans mon âme à cause de la peinture du tableau que je ne savais plus à quoi m’en tenir. D’un côté on s’efforçait constamment de me faire croire que c’était une illusion, d’un autre côté un prêtre m’avait dit qu’au contraire, Dieu voulait peut-être être vénéré par l’intermédiaire de ce tableau et qu’il fallait donc tâcher de le faire peindre. Mon âme était très tourmentée. Quand je suis entrée dans la petite chapelle, j’ai approché ma tête du tabernacle, j’ai frappé et j’ai dit : « Je Jésus, regarde les grandes difficultés que me cause la réalisation de ce tableau » – et j’ai entendu une voix qui

travailler. Hélène, étonnée de cette pénitence, tardait à la faire. Sœur Marcjanna lui a alors dit : « C’est comme cela que vous obéissez ? » Sœur Faustine a interprété cette question comme un ordre en vertu de l’obéissance. »

venait du tabernacle : « Ma fille, tes souffrances ne dureront plus longtemps. »

Un jour, j’ai vu deux routes : la première était large, recouverte de sable et tapissée de fleurs, pleine de gaîté, de musique et de toutes sortes de plaisirs. Les hommes avançaient sur cette route en dansant et en s’amusant et ils arrivaient à la fin de la route sans s’apercevoir que c’était là fin. Or, au bout de cette route se trouvait un horrible gouffre : l’abîme infernal. Les âmes y tombaient aveuglement ; elles y tombaient comme elles marchaient, et elles étaient si nombreuses que l’on ne pouvait les compter. Puis j’ai vu une autre route qui était plutôt un sentier étroit, semé de pierres et de ronces. Ceux qui marchaient sur ce chemin avaient les yeux pleins de larmes et la souffrance était leur lot. Certains d’entre eux trébuchaient et tombaient sur les pierres, mais ils se relevaient aussitôt et continuaient à avancer. Et au bout du chemin se trouvait un jardin magnifique rempli de toutes sortes de bonheurs. Toutes les âmes y entraient et oubliaient immédiatement leurs souffrances.

Un soir, en compagnie d’une de nos sœurs, je suis allée à une adoration chez les Sœurs de la Sainte Famille « Sœurs de la Sainte Famille » est le terme courant pour désigner les Sœurs de la Congrégation Franciscaine de la Famille de Marie, fondée en 1857 par l'archevêque Zygmunt Felinski. La maison générale de cette Congrégation se trouve à Varsovie, rue Żelazna. Elle est voisine de la maison générale de la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde. . Dès que je suis entrée dans la petite chapelle, la présence de Dieu a imprégné mon âme. J’ai prié, comme cela m’arrive à certains moments, sans prononcer une parole. Soudain, j’ai vu le Seigneur. Il m’a dit : « Sache que si tu négliges la peinture de ce tableau et toute l’œuvre de la miséricorde, tu auras rendre compte d’un grand nombre d’âmes le jour du jugement. » À ces mots, mon âme a été saisie de crainte et d’angoisse. Je ne parvenais pas à me calmer. Voilà comment ces paroles résonnaient à mes oreilles : « Ainsi, le jour du jugement, je ne dois pas seulement rendre compte de moi-même, mais aussi d’autres âmes. » Et ces paroles se sont profondément gravées dans mon cœur. Quand je suis rentrée à la maison, je suis allée chez le Petit Jésus « Le Petit Jésus » : cf. note 19. . Je suis tombée la face contre terre devant le Très Saint Sacrement et j’ai dit au Seigneur : « Je ferai tout mon possible, mais je t’en supplie, sois toujours avec moi et donne-moi la force d’accomplir ta sainte volonté, parce que tu peux tout, alors que moi, je ne peux rien par moi-même. »

  • Il m’arrive depuis un certain temps de sentir dans mon âme que quelqu’un prie pour moi. Je le sens immédiatement et je sens aussi quand une âme ne demande de prier pour elle, même si elle ne me le dit pas. J’éprouve alors une certaine inquiétude, comme si quelqu’un m’appelait, mais quand je prie, je suis apaisée.