Cracovie, le 25 octobre 1935 Résolutions prises pendant la retraite : Ne rien faire sans l’autorisation de mon confesseur et le consentement de mes supérieures pour toutes choses, particulièrement en ce qui concerne les inspirations et les souhaits du Seigneur. Je passerai tous mes moments libres avec mon Hôte divin au-dedans de moi; je veillerai à observer le silence intérieur et extérieur afin que Jésus puisse se reposer dans mon cœur. Mon repos préféré sera de servir les sœurs et d’être disponible pour elles. Je veux m’oublier moi-même et penser à leur faire plaisir.
Je ne me justifierai pas et je ne me disculperai pas non plus quand on me fera une remarque. Je permettrai que l’on me juge comme on veut. Je n’ai qu’un confident auquel je dis tout : c’est Jésus-Eucharistie, et, à sa place, mon confesseur. Dans toutes les souffrances de l’âme et du corps, les ténèbres et l’abandon, je garderai le silence sans me plaindre, comme une colombe. Je m’anéantirai à chaque instant comme une offrande déposée à ses pieds afin d’obtenir miséricorde pour les pauvres âmes.
Tout mon néant se fond dans l’océan de ta miséricorde. Je me jette dans tes bras avec la confiance d’un enfant, Père de miséricorde, pour faire réparation de l’incrédulité de tant d’âmes qui ont peur de te faire confiance. Ah ! comme les âmes qui te connaissent vraiment sont rares ! Ah ! comme je désire ardemment que les âmes connaissent la fête de la Miséricorde ! La miséricorde est le couronnement de tes œuvres, tu pourvois à tout avec amour, comme la mère la plus tendre.