Le 19 octobre 1935. Départ de Vilnius pour Cracovie, pour une retraite de huit jours. Vendredi soir, pendant le chapelet, je pensais au voyage du lendemain et à l’importance de l’affaire que je devais présenter au père Andrasz L'abbé M. Sopoćko avait quelques doutes au sujet des inspirations de sœur Faustine pour fonder une nouvelle Congrégation et voulait soumettre cette affaire à l'examen d'un autre prêtre. Il a donc enjoint à sœur Faustine de présenter ses ordres intérieurs au père Józef Andrasz s.j., son confesseur à Cracovie. , et j’ai été saisie de crainte, parce que j’ai vu clairement ma misère, mon incapacité et la grandeur de l’œuvre de Dieu. Écrasée par cetteience, je me suis abandonnée à la volonté de Dieu. À l’instant même, j’ai vu Jésus. Vêtu d’une tunique claire, il se tenait près de mon prie-Dieu et il m’a dit : « Pourquoi as-tu peur d’accomplir ma volonté ? Ne vais-je pas t’aider comme je l’ai fait jusqu’à présent ? Répète chacune de mes exigences à ceux qui tiennent ma place sur la terre et fais seulement ce qu’ils t’ordonneront. » À ce moment, une force extraordinaire est entrée dans mon âme.
Le lendemain matin, j’ai vu mon Ange gardien : Il m’a accompagnée tout au long de mon voyage jusqu’à Varsovie, puis, quand nous avons franchi la porte du couvent, il a disparu. Au moment où nous sommes passées devant la petite chapelle pour aller saluer nos supérieures, la présence de Dieu m’a soudain enveloppée et le Seigneur m’a embrasée du feu de son amour. Dans ces moments-là, j’ai toujours une connaissance plus profonde de la grandeur de la majesté divine.
Quand nous avons pris à Varsovie le train de Cracovie, j’ai à nouveau vu mon Ange gardien à côté de moi : il priait en contemplant Dieu et je le suivais en pensée, mais dès que nous avons franchi la porte du couvent, il a disparu.
Lorsque je suis entrée dans la chapelle, j’ai été à nouveau saisie par la majesté de Dieu, je me suis sentie entièrement plongée en Dieu, complètement immergée et abîmée en lui, en voyant combien le Père céleste nous aime. Ah ! de quel immense bonheur la connaissance de Dieu et de la vie divine remplit mon âme ! Je désire partager ce bonheur avec tous les hommes, je ne peux pas l’enfermer uniquement dans mon cœur, parce que ses flammes me brûlent et font éclater ma poitrine et mes entrailles. Je désire parcourir le monde entier et parler aux âmes de la grande miséricorde de Dieu. Prêtres, aidez-moi à le faire, employez les termes les plus forts pour proclamer sa miséricorde, car tous les mots sont trop faibles pour exprimer combien il est miséricordieux.