Le 30 juillet 1935.
Fête de Saint Ignace. J’ai prié ce saint avec ferveur, mais je lui ai aussi reproché de me regarder sans me venir en aide dans des choses aussi importantes que l’accomplissement de la volonté de Dieu. Je lui ai dit : « Toi, notre Patron, qui as brûlé d’amour et de zèle pour la plus grande gloire de Dieu, je t’en prie humblement, aide-moi à accomplir les desseins de Dieu. » C’était pendant la sainte messe. J’ai alors vu saint Ignace à gauche de l’autel ; il tenait un grand livre à la main et il m’a dit : « Ma fille, je ne suis pas étranger à ta cause : cette règle peut également s’appliquer à cette Congrégation. » Il a montré son grand livre de la main et il a disparu. Je me suis beaucoup réjouie que les saints pensent tellement à nous et que nous soyons si étroitement unis à eux. Ô divine bonté ! Que le monde intérieur est beau, lui qui nous permet de vivre dès ici bas dans l’intimité des saints ! J’ai senti durant toute la journée la proximité de ce Patron qui m’est très cher.