« À cette heure-là – a promis Jésus – tu peux tout obtenir pour toi et pour les autres. À cette heure-là, la grâce a été donnée au monde entier : la miséricorde l’a emporté sur la justice » (PJ 1572).

e. La propagation du culte de la Miséricorde

En commentant le culte de la Miséricorde Divine, l’abbé Różycki mentionne aussi la propagation du culte de la Miséricorde, parce que certaines promesses du Christ s’y rattachent : « Les âmes qui propagent la vénération de ma miséricorde, je les protège durant toute leur vie, comme une tendre mère son nourrisson, et, à l’heure de la mort, je ne serai pas pour elles un Juge, mais le Sauveur miséricordieux » (PJ 1075).

L’essentiel dans le culte de la Miséricorde Divine, c’est d’avoir une attitude chrétienne de confiance en Dieu et d’amour agissant envers son prochain. Le Seigneur Jésus exige que ses créatures aient confiance en lui (cf. PJ 1059) et qu’elles accomplissent des actes de miséricorde par des actions, des paroles ou des prières. « Tu dois témoigner de la miséricorde à ton prochain, toujours et partout. Tu ne peux pas te dérober, ni te récuser, ni te justifier » (PJ 742). Le Christ désire que, par amour pour lui, nous accomplissions au moins un acte d’amour du prochain au cours de la journée

Pour propager le culte de la Miséricorde Divine, il n’est pas nécessaire de faire des discours, mais il est indispensable d’avoir une attitude chrétienne de foi, de confiance en Dieu et de miséricorde grandissante envers son prochain. La vie de sainte Faustine est un exemple de cet apostolat.

4. Le mouvement apostolique de la Miséricorde Divine

Le culte de la Miséricorde Divine, dans les formes que sainte Faustine nous a transmises, a pour but de renouveler la vie religieuse dans l’Église par un esprit chrétien de confiance et de miséricorde. C’est dans ce sens qu’il convient de comprendre l’idée d’« une nouvelle Congrégation » qui apparaît dans les pages du Petit Journal. Dans la pensée de sœur Faustine, ce désir exprimé par le Christ a mûri progressivement et a subi une certaine évolution : d’un ordre strictement contemplatif, il est devenu un mouvement où ont également leur place des congrégations actives, féminines et masculines, et des laïcs. Cette vaste communauté de personnes de diverses nations forme une famille que Dieu unit dans le mystère de sa miséricorde. Ces personnes sont également unies par le désir de refléter la miséricorde de Dieu dans leurs cœurs et par leurs actions et le désir de refléter la gloire de Dieu dans toutes les âmes. Elles vivent l’idéal évangélique de confiance et de miséricorde de façon différente, selon leur état et leur vocation : sacerdotale, religieuse ou laïque. Elles proclament, par leurs vies et par leurs paroles, l’insondable mystère de la miséricorde de Dieu et implorent la miséricorde de Dieu pour le monde entier. Cette famille est constituée par des congrégations, des mouvements, des confréries et des personnes indépendantes, en un mot, par tous ceux qui se sont engagés dans la réalisation de la mission de sainte Faustine.

Pour la plus grande gloire de la Miséricorde Divine!

sœur M. Elżbieta Siepak Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde

Calendrier de la vie de sainte Faustine Kowalska de la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde

25 août 1905 : Naissance du troisième enfant de Marianna et Stanisław Kowalski dans le village de Głogowiec.

27 août 1905 : Baptême à l’église Saint-Casimir à Świnice Warckie, administré par l’abbé Józef Chodyński. On donne à l’enfant le prénom Helena (Hélène). Son parrain est Konstanty Bednarek, sa marraine, Marianna Szewczyk Szczepaniak.

1912 : Première expérience de l’amour de Dieu et appel de la petite Hélène à une vie parfaite, au cours de vêpres, à l’église paroissiale de Świnice Warckie.

1914 : Première Communion d’Hélène Kowalska, célébrée par Roman Pawłowski, curé de la paroisse de Świnice Warckie.

1917 : Hélène entre à l’école primaire de Świnice Warckie.

1921 : Hélène Kowalska commence à travailler comme domestique chez Kazimierz et Leokadia Bryszewski, à Aleksandrów Łódzki.

1922 : Hélène Kowalska revient chez ses parents à Głogowiec et leur confie son intention d’entrer au couvent. Ils lui opposent un refus catégorique.

Automne : Hélène Kowalska va à Łódź chercher du travail. Elle habite chez son oncle Michał Rapacki, 9, rue Krośnieńska. Elle travaille chez des Tertiaires Franciscaines.

2 février 1923 : Début de son service chez Marcjanna Sadowska, propriétaire d’un magasin à Łódź, 29, rue Abramowski.

Juillet 1924 : Hélène Kowalska part pour Varsovie, où elle veut entrer au couvent. Elle travaille comme domestique chez Aldona Lipszyc à Ostrówek, dans la commune de Klembów. Première visite au couvent de la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde. Premier accueil par mère Michaela Moraczewska.

1 août 1925 : Entrée d’Hélène Kowalska dans la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde à Varsovie, rue Żytnia.

Août 1925 : La postulante Hélène Kowalska est envoyée à Skolimów, maison de vacances de la Congrégation, afin d’y recouvrer la santé.