Les quatre enfants qui survivent
Trois fils et une fille de Conchita vivent encore : Pancho, Ignacio, Salvador et Lupe.
Pancho est un aimable vieillard, droit comme un I, qui prend volontiers l’avion pour les affaires de la firme de machines à écrire qu’il a fondée et qu’il dirige encore. C’est un homme d’affaires, mais avant tout un gentilhomme et un chrétien. Ses frères et sœurs, qui lui doivent beaucoup, l’aiment comme un “second père”. Quand son père mourut, il avait seize ans et il se mit courageusement au travail pour aider sa maman dans l’éducation de ses sept autres orphelins. Il passa par des heures difficiles ; il ne recula pas devant la nécessité d’effectuer de longues traversées vers l’Europe et l’Amérique : aux États-Unis, au Brésil, en Argentine, en Bolivie, au Chili, au Pérou. Conchita avait placé en lui sa confiance et comptait beaucoup sur lui pour l’éducation de ses autres enfants.
Ignacio, après avoir éduqué une belle famille chrétienne avec son épouse Chabela, très aimée de Conchita, achève ses jours entouré de l’affection des siens dans la maison où mourut sa mère, à San Angel. Il prie comme enveloppé par le souvenir de sa mère qui l’aimait beaucoup et qui disait de lui : “C’est celui qui ressemble le plus à son père”.
Salvador fut le dernier des garçons. Sa mère veillait sur lui avec une grande tendresse, suppliant le Seigneur qu’il trouvât une femme qui le rendît heureux : « Seigneur, donne un état à mon cher fils Salvador » (Diario T. 45, p. 52, mayo 31, 1926). Après son mariage, Conchita écrit dans son Journal : « Tout est fini pour moi… mais la mère se réjouit du bonheur de ses enfants » (T. 53, p. 316, 24 de septiembre, 1926).
Lupe fut une fille pleine de personnalité et charmante. Salvador et elle furent les “enfants terribles” de la famille, tous deux dotés d’un grand cœur.
Concha aimait tous ses enfants et suivait chacun dans sa vie particulière. Je n’ai jamais entendu sortir de leurs lèvres le moindre reproche à l’égard de leur mère. Elle-même donna d’eux le plus beau témoignage lorsqu’elle disait : « Je ne suis pas digne des enfants que Dieu m’a donnés ».