Voici Le Sanctuaire

ARC-69 | 10-Avr-95 | Le Seigneur

  1. Ma fille, si tu veux vraiment connaître l’immensité de l’amour de mon cœur, toutes les merveilles qu’il renferme, tous les bienfaits qu’il t’offre dans le sacrement de l’Eucharistie, contemple-moi ici, dans n’importe lequel des mystères ou des états de ma vie, selon tes besoins, ton utilité ou ton réconfort.

  2. En tant que Sauveur, mon désir est de sauver tout ce qui a péri et, assis près du puits, je donne à toute âme qui a soif l’eau vive de la source de mon cœur.

  3. En tant que Bon Pasteur, je cherche sans relâche la brebis perdue et, une fois trouvée, je la porte sur Mes épaules et la réchauffe avec la chaleur de Ma poitrine.

  4. En tant que Père, plein d’amour, j’embrasse avec joie le fils prodigue qui revient à la maison paternelle et je communique à mes enfants qui me sont fidèles tout ce que j’ai, selon leurs capacités.

  5. En tant que Médecin divin, j’apaise les douleurs de ceux qui souffrent, avec l’onction très douce de mon cœur, et je guéris les âmes de toute maladie et de toute affection.

  6. En tant que Maître, j’enseigne par l’exemple et les inspirations de mon cœur, que les pauvres en esprit sont bénis ; heureux ceux qui pleurent leurs péchés ; heureux ceux qui ont faim et soif de justice ; heureux les miséricordieux, les cœurs purs, les pacifiques, ceux qui souffrent la persécution pour la justice ; heureux enfin ceux qui font la volonté divine, car ils sont Mes frères et cohéritiers du royaume avec Moi.

  7. Ce sacrement contient également les mystères consolateurs de ma vie :

  8. Voici Bethléem, où les âmes fidèles allument leur ferveur, où leur piété se nourrit et où elles se sanctifient ; où leurs cœurs fondent et se consacrent ; où ce ne sont plus les anges qui offrent la paix aux hommes de bonne volonté, mais où Je la donne Moi-même avec toute la magnificence de Mon cœur.

  9. Voici le sanctuaire dans lequel je suis présenté à Dieu le Père et offert pour la santé des hommes, dans lequel je me donne aux fidèles de telle manière qu’ils peuvent, non seulement me prendre dans leurs bras comme Siméon, mais aussi me recevoir dans leur cœur.

  10. Voici le destin de l’Égypte, et non pas de sept ans, mais de tous les siècles ; l’exil parmi les hommes également livrés à l’idolâtrie qui adorent comme des divinités les plaisirs, les richesses et les honneurs ; l’exil dans lequel, connu de quelques-uns, je suis pour la plupart méprisé et même rejeté, comme un étranger.

  11. Ici, dans le Temple, je continue à m’occuper des affaires de mon Père. Ici, parmi les docteurs qui m’écoutent, je répands mon Esprit, j’instruis les âmes et je leur communique les secrets de la vie spirituelle. Ici, ceux qui m’aiment me cherchent et me trouvent, se réjouissant comme autrefois se réjouissaient mes parents.

  12. Ici, à Nazareth, où je mène une vie cachée en Dieu et où, modèle de vie intérieure, je vis d’une manière que seules connaissent les âmes qui aspirent à la perfection.

  13. Ici, ma chaire où le zèle pour les âmes me presse et me pousse sans relâche à étendre dans les cœurs le royaume de l’amour divin.

  14. Ici, le Cénacle où je célèbre la Pâque avec mes disciples, où je leur donne mon cœur, où je leur laisse ma paix.

  15. Ici Gethsémani, ici Jérusalem, théâtre de Mes douleurs, ici le Golgotha sanglant, témoin de Ma crucifixion.

  16. Ici aussi le mystère de Ma Résurrection, car l’Église, en célébrant cette grande solennité, ressuscite en quelque sorte avec Moi. Et les âmes dévouées, à l’instar de Ma Mère, se hâtent d’aller au tombeau glorieux pour Me voir glorifié par la foi, pour M’embrasser avec espoir et pour se réjouir en Moi par amour.

  17. Tous ces mystères de l’amour de Mon cœur que Je renferme manifestement et de manière merveilleuse dans ce Sacrement, souviens-t’en souvent, Ma fille. Célèbre avec les mêmes sentiments que Mon Église les fêtes qui le commémorent, viens boire à ces sources la plénitude des grâces que Mon cœur t’offre en elles.