Ce Pays Si Divisé

ARC-73 | 15-Avr-95 | Le Seigneur

  1. À mes prêtres :

  2. Il est extrêmement important, mes enfants, que vous contempliez et étudiez continuellement ma vie afin de me prendre comme modèle et de m’imiter avec joie, en aimant ce que j’aime et en détestant ce que je déteste.

  3. Si vous ne cherchez pas à ce que vos cœurs abritent tous les sentiments qui remplissent le mien, vous n’aurez pas mon Esprit et, par conséquent, vous ne serez pas miens.

  4. Ces sentiments sont tout d’abord ceux de l’amour ineffable que j’ai pour mon Père et pour sa très sainte volonté. En second lieu, un sentiment d’horreur et d’abomination du péché ; sentiment qui m’a fait préférer toutes sortes d’humiliations et de souffrances plutôt que de le laisser régner dans le monde. En troisième lieu, Mes sentiments d’amour pour la croix et les souffrances. Mon cœur, Mes enfants, a été encore plus crucifié que Ma chair. Mon cœur crucifié est le plus profond des profondeurs de la croix. Je n’aime pas les souffrances et les humiliations en elles-mêmes, car elles sont un plus, mais je les aime, je les recherche et je les supporte à cause des effets divins qu’elles produisent.

  5. Ce sont les sentiments d’amour que j’éprouve pour ma très chère Mère. Ce sont aussi les sentiments de charité, de bonté, de compassion que j’éprouve pour les hommes et, d’une manière toute particulière, pour les petits et les humbles, les enfants, les malheureux, les pauvres et les affligés.

  6. Enfin, la foi vous fera découvrir dans mon cœur un profond sentiment de mépris et de haine envers la corruption, les vanités et les folies du monde. Envers les injustices qui sont commises dans le monde et aujourd’hui, dans ce pays si divisé, où il semble que l’enfer lui-même se soit déchaîné pour semer l’orgueil chez les gouvernants et l’intransigeance chez les plus démunis.

  7. Vous êtes appelés à parler de la paix, de la paix que J’ai voulu vous laisser. À enseigner la paix, et il ne peut y avoir de paix là où règnent l’injustice et la faim.

  8. Vous n’avez besoin que de m’aimer et de me connaître. Si vous êtes unis à moi, si vous m’aimez ainsi, je vous conduirai non seulement au Calvaire, mais aussi au mont Thabor. Ô âmes ! Pourquoi sont-ils si vides ? Ô Golgotha ! Pourquoi tant d’abandon et tant d’enfer ?

  9. Certains d’entre vous sont tellement remplis du monde qu’il n’y a presque plus de place pour Moi dans vos âmes… Vous n’acceptez même pas les grâces que Je veux vous donner. Méprisant Ma Miséricorde, vous vous contentez de penser qu’il suffit de M’aimer, mais vous ne pensez jamais que cet amour devrait ressembler au Mien ; ainsi, vous annulez Mes efforts pour augmenter votre foi parce que vous la remplacez par un amour feint…

  10. J’ai soif, donnez-moi des âmes, donnez-moi des temples purs, donnez- moi des âmes qui puissent expérimenter combien il est bon et merveilleux de vivre près de moi. Montrez-leur combien je les aime, combien je désire les rechercher, combien je veux être toujours avec elles.

  11. Beaucoup d’entre vous ne vivent pas selon les enseignements de la foi. J’observe toutes vos paroles et toutes vos actions. Ce n’est que le début de l’angoisse. Si ce n’est que le début, que se passera-t-il s’ils ne se convertissent pas ?

  12. Avec tous ces sentiments, mes enfants, méditez également et essayez d’imiter les vertus de ma vie, toutes réduites à une seule et pourtant restant séparées. L’amour qui les contient, les ennoblit et les manifeste est unique.

  13. Contemplez ici la douceur de Mon amour et l’humble douceur de Mon cœur. Cœur d’un Dieu, véritablement caché, véritablement anéanti, et à quel point ! Contemplez aussi sa très profonde piété, sa pauvreté exemplaire, sa pureté éclatante, son obéissance héroïque, sa prudence exquise, sa justice irréprochable, sa force invincible, son zèle ardent, sa générosité sans mesure, sa persévérance inlassable avec laquelle il passe dans le sacrement de l’Eucharistie, dans la même sainteté, année après année et siècle après siècle…

  14. Voici la couronne de sainteté : une couronne de douze grandes étoiles qui embrassent toutes les étoiles des autres vertus dont se pare Mon cœur et dans chacune desquelles resplendit Mon amour le plus vivant et le plus éclatant…