Le livre de l'Ecclésiaste, attribué à Qohèleth, fils de David et roi de Jérusalem, est une méditation profonde sur le sens de l'existence humaine et la quête de sagesse face à la vanité (ou « souffle ») de la vie sous le soleil. À travers douze chapitres, l'auteur explore l'absurdité apparente des efforts humains, des plaisirs terrestres, des richesses et des ambitions, tout en soulignant la souveraineté insondable de Dieu. Le livre débute par une déclaration percutante : « Vanité des vanités, tout est vanité », posant d'emblée le ton d'une...Le livre de l'Ecclésiaste, attribué à Qohèleth, fils de David et roi de Jérusalem, est une méditation profonde sur le sens de l'existence humaine et la quête de sagesse face à la vanité (ou « souffle ») de la vie sous le soleil. À travers douze chapitres, l'auteur explore l'absurdité apparente des efforts humains, des plaisirs terrestres, des richesses et des ambitions, tout en soulignant la souveraineté insondable de Dieu. Le livre débute par une déclaration percutante : « Vanité des vanités, tout est vanité », posant d'emblée le ton d'une réflexion désillusionnée sur la condition humaine. Qohèleth expérimente diverses voies pour trouver un sens – jouissances, travaux, sagesse, pouvoir – mais les juge toutes vaines, car soumises à l'usure du temps et à l'injustice. Face à cette vanité, il met en lumière la transcendance divine : Dieu ordonne le temps, détient l'autorité ultime et échappe à la compréhension humaine. La mort, égale pour tous, révèle l'impuissance des hommes à maîtriser leur destin. Cependant, l'Ecclésiaste ne sombre pas dans le désespoir. Il invite à une réponse équilibrée : reconnaître les limites de la sagesse humaine tout en valorisant la crainte de Dieu, la communion fraternelle et une vie marquée par la modération et la gratitude. Le livre culmine avec une exhortation à se souvenir de son Créateur dès la jeunesse, avant que la vieillesse et la mort ne rendent toute quête de sens illusoire. Ainsi, l'Ecclésiaste propose une théologie de l'acceptation, où la joie modeste et la soumission à la providence divine deviennent les réponses ultimes à la vanité de l'existence.