311. 29.I.1994, 11h10 Médiation des mystères joyeux du Saint Rosaire
I. L’annonciation
L’Esprit Saint est descendu sur Marie pour La remplir de Dieu et pour qu’Elle Le porte. Cela arriva alors qu’elle demeurait toute seule dans le recueillement et la prière. Le premier messager était un Ange, parce que les Anges sont les bons esprits les plus proches des hommes, ils les aident à faire le bien, les protègent du mal et leur transmettent la volonté du Père.
Leur mission est de montrer Dieu et d’attirer vers la voie qui mène à Lui. D’attiser le cœur des hommes à tout bonne action : à s’ouvrir à l’accueil de Dieu, à s’abandonner avec confiance à Son Amour et à Sa Sagesse.
N’oublie donc pas les Anges, ils sont tes meilleurs amis. Demeure dans le recueillement et la prière dans leur entourage, pour que Dieu te remplisse de Lui-même. Pour que tu sois capable d’accepter Sa volonté.
II. La visitation
Quand l’Esprit Saint a fait que Jésus, le Fils de Dieu, habite l’intérieur de Marie, Elle est sortie de Sa maison sous Son inspiration. Parce qu’il est impossible de supporter dans la solitude et l’enfermement un événement aussi grand, une aussi grande joie.
Mais où s’est-Elle rendue ?
Elle n’est pas allée voir ses voisins ou raconter Sa joie dans la rue. Elle ne n’est pas confiée à des gens rencontrés par hasard, ni à sa famille qui habitait près de là. Elle est partie à la montage. Elle a pris une route difficile et longue, pour s’élever en quelque sorte au-dessus de son entourage qui n’était pas en état de comprendre et d’accepter Son Secret : la grâce donnée par Dieu.
Elle s’est rendue auprès de sa cousine, avec laquelle Elle partageait non seulement des liens du sang, mais aussi le lien de la même situation et du cœur. Le lien d’ouverture et d’acceptation de la volonté Divine. Elle ne lui a pas raconté les détails de l’événement, Elle a au contraire entonné un hymne d’adoration à Dieu. Elle a chanté Sa joie, Sa confiance et Son espérance.
Pour recevoir son prochain, il ne faut pas s’intéresser aux détails de sa vie, mais il faut remarquer en lui la présence de Dieu et Le glorifier – comme l’a fait Élisabeth.
Il faut aussi maîtriser les réactions automatiques de sa propre nature, qui encourage à inonder les autres de confidences sur soi.
Quand tu désires ouvrir la profondeur de ton cœur, vas vers celui avec qui tu peux glorifier Dieu.
III. La nativité
Pendant des jours, Jésus grandissait dans le silence du cœur de Marie. Son recueillement, Sa prudence et Son humble soumission à la volonté du Père ont fait que Jésus n’a pas été livré à l’extérieur prématurément, qu’Il a pu se développer et atteindre en Elle la plénitude qui était nécessaire pour que le monde et les hommes Le regardent.
La retenue de Marie a fait que toute personne qui est venue vers Jésus L’a vu tel qu’Il est, tel que son cœur lui permettait de Le voir. Elle ne cachait pas Jésus de Sa personne et ne L’embellissait pas de Ses paroles. Elle ne désirait pas que le regard des gens s’arrête sur Elle, Elle ne cherchait pas d’admiration pour Elle-même, même si Dieu est venu au monde à travers Elle.
Elle adorait le Fils de Dieu, et Son cœur se réjouissait de ce que les autres L’adoraient.
Permets que Jésus naisse à travers toi, et que le monde Le voie. Permets que ce soit Jésus qui se montre aux gens. Donne-Lui Sa liberté et donne la liberté à ceux qui, en venant à Lui, s’approchent de toi. Tu ne peux bien-sûr rien ajouter à Jésus, et ils ne peuvent rien enlever de Sa Sainteté et de Sa Divinité. Quoi qu’ils fassent, ils le font à eux-mêmes.
IV. La présentation de Jésus au Temple
Marie a offert Son Fils premier-né. Elle L’a offert à Dieu en sachant qu’Elle L’offrait en même temps au monde – à chaque homme. Elle a renoncé à Son droit de mère : le droit de priorité et de privilège. Le droit de décider pour Son fils et le droit d’ingérer dans les relations entre Lui et le Père, et dans les relations entre Lui et les gens.
Elle accomplit cela au Temple, comme seul endroit digne d’une telle décision.
En offrant Jésus à Dieu dans le temple, Elle S’est de nouveau offerte Elle-même – cette fois avec Jésus, en insérant Sa vie dans la Sienne, unie à la volonté du Père. Elle a accepté sciemment la douleur du Sacrifice du Fils, de ce Sacrifice qui est devenu aussi Son Sacrifice.
Quand on reçoit Jésus et qu’on Le fait naître pour les autres, on ne peut pas exiger ni attendre de privilège. Il faut être prêt à L’offrir et à s’offrir. À offrir tout ce qui est premier-né dans notre cœur et dans notre vie.
Ce qui est le plus précieux et le plus beau, il faut l’offrir, avec Jésus, en offrande de réparation pour le mal et les trahisons faites par soi-même et par ses frères.
V. Le recouvrement de Jésus au Temple
Il a suffit d’un moment de détachement de yeux de Jésus. Un moment d’inattention, d’attardement auprès des autres. Il a suffit d’une goutte de sûreté de soi et de l’ombre d’illusion que Jésus doit bien être quelque part par là. Il a suffit d’un moment d’éloignement de Lui.
Ensuite, c’est la douleur de la recherche, la douleur de la solitude, la peine et l’inquiétude qui durent de nombreuses heures.
Elle ne L’a pas trouvé parmi la famille, parmi les amis, parmi les voisins et les amis. Elle ne L’a pas trouvé sur la route qu’ils avaient empruntée, ni dans aucun des endroits où ils s’étaient arrêtés.
Il était au Temple – dans la Maison du Père, pour enseigner et interroger. Et Il s’étonna de ce qu’Elle ne sache pas où Le chercher, où Le trouver.
Ne quitte pas Jésus des yeux. N’éloigne pas ton cœur de Lui, même quand tu es en route avec Lui, quand tu avances avec tes proches pour vivre avec Lui et Le servir.
Ne crois pas que tu n’a pas besoin de te préoccuper de Sa présence auprès de toi, sous prétexte que vous êtes en route vers la Maison.
Quand tu sentiras que Sa route et la tienne se sont séparées, reviens là où Il se trouve toujours. Là où tu L’as reçu la première fois, où tu Lui a été offerte dans le saint baptême.
Reviens au Temple avec Marie. Il s’y trouve parmi les prêtres et en eux. Là-bas, Elle t’aidera à te réconcilier avec Lui. Tu déverseras ta douleur de la séparation et tu recevras le pardon, ce qui te rendra la paix. Là-bas, Il t’étreindra et te donnera Son amour. Il te donnera la joie de la communion avec Lui.