246. 8.I.1993 Chemin de Croix
I. Ton âme est libre des conséquences de toute injustice, parce qu’elle
M’appartient et qu’aucun des jugements humains ne la touche.
Les jugements humains sont toujours défectibles, aveuglés par le subjectivisme.
J’ai libéré ton âme et celle de chacun des conséquences des jugements humains, après avoir accepté le jugement humain et sa condamnation de Ma Personne.
Aucun tribunal, aucune opinion humaine ne change l’état et la valeur d’une âme qui est dévouée à Dieu. Pareillement, aucun jugement décrété par les gens ne s’applique à l’âme, mais à la corporalité de l’homme et à sa relation au monde. Il touche donc les gens dévoués à la corporalité et au monde, mais n’influence pas ceux qui vivent de la vie spirituelle. Ceux-là sont dirigés par Dieu, ils sont cachés en Lui et ils tirent leur vie de Lui.
II. Le mal qui détruit ton corps et qui te reprend ce que le monde peut donner,
quand il est accepté avec amour, enrichit et sanctifie ton âme et perfectionne ta vie intérieure.
III. La faiblesse du corps est limitée, ainsi que sa durée. Le développement et
la joie d’une âme qui vit en Dieu sont infinis.
IV. Le contact et les rapports avec les gens sont limités par le temps et
l’espace, par les capacités du cerveau, du cœur et du corps. Ils sont conditionnés par l’égocentrisme et l’égoïsme. Ils sont superficiels. Corporels.
Le contact de l’âme avec Dieu pénètre l’homme en entier, le rassasie d’Amour, étanche toute soif et les plus grandes nostalgies. Cela donne un sentiment de plénitude et de bonheur toujours plus grands, indépendamment des conditions extérieures.
V. Il est sage de permettre à Dieu d’agir.
VI. Dieu se révèle dans les réflexes du cœur et dans les actes de miséricorde.
VII. Ce qui scandalise les gens qui vivent de leur corps et du monde est pour
les gens spirituels un motif de plus grande ardeur dans l’offrande à Dieu d’eux-mêmes et de ceux qui sont tombés.
VIII. Le but de la vie est d’écouter Dieu, dans les deux sens du mot.
IX. On atteint la sainteté par la prise de conscience de ses chutes, et par un
désir toujours plus grand de s’en relever, pour soi et pour les autres.
X. Personne ne te reprendra les biens que tu as dans ton âme, mais seulement
ce que le monde t’a donné.
XI. On ne vainc pas le mal en le combattant, mais en prenant sur soi ses
conséquences – avec amour – pour protéger les autres.
XII. Ce qui te crucifie, c’est ton égoïsme.
XIII. Il n’est pas possible de célébrer en même temps ce que donne le monde
et les gens, …
XIV. …et de célébrer ce qui est Dieu (de vivre au même niveau l’un et l’autre).
L’un doit mourir pour que l’autre puisse naître.