176. 4.XI.1991

- Pendant la prière, le Seigneur m’a permis de comprendre en quoi consistait la grandeur de saint Jean Baptiste : il désirait s’amoindrir pour que grandisse Quelqu’un d’autre Voir J 3,30. . Au contraire des fils de Zébédée Voir J 10,35-40. et de beaucoup de canonisés qui désiraient devenir les plus grands saints, et qui utilisaient dans leurs efforts les superlatifs pour se comparer aux autres.

Désirer plus la sainteté pour les autres que pour soi-même, voilà qui est dans l’esprit du Christ, dans l’esprit de Marie et dans l’esprit de saint Jean, qui était le plus grand parmi les enfants des femmes Voir Mt 11,7-11; Lc 7,24-27. . Se diminuer pour que les autres grandissent; se réjouir quand quelqu’un est meilleur que soi, bien que l’on désire tout faire pour servir le Seigneur le mieux possible.

C’est l’inverse de l’orgueil, de l’égoïsme et de la vanité. Et c’est quelque chose de plus que l’absence d’envie et de volonté de dominer.

C’est peut-être justement ça qui se cache dans les paroles du Christ : « les derniers seront les premiers » Voir Mt 20,16. – ce sont ceux qui ont désiré offrir ce qu’ils avaient : ce qu’ils aimaient le plus ou la personne qu’ils aiment le plus; pour que les autres s’en réjouissent, pour qu’ils en prennent possession et qu’ils grandissent dans la sainteté à la gloire du Seigneur.

Marie nous a offert Jésus, et Lui nous L’a offerte.

Est-ce que notre plus grande joie ne devrait pas être la joie des autres ? En offrant tout, on gagne tout. En désirant la sainteté des autres, on se sanctifie. En servant, on règne.