124. 19.III.1991 (pendant la XIII station du Chemin de Croix)
[Le détachement de croix]
L’homme naît pour parcourir le chemin de croix de la purification de sa nature souillée par le péché. Et il porte la croix – le signe de son péché. La croix est la conséquence de son propre égoïsme – de l’aveuglement par l’égoïsme, de la constante recherche de soi-même au lieu de Dieu.
Et l’homme monte vers sa destinée, afin d’atteindre la libération qui lui est promise – s’il suit la voix de Dieu. Cela demande de l’effort, et de renoncer à sa propre nature égoïste. Plus on est haut, plus grand doit être l’effort, parce que la purification est plus profonde, elle atteint de plus en plus le noyau de l’âme blessée par le péché.
La mort de l’égoïsme – c’est en cela que consiste la croix humaine – libère de ce que saint Paul appelle le corps. Ce n’est qu’alors qu’a lieu le détachement de la croix, quand tout ce qui est corporel est mort. Quand il n’y a plus aucun désir concernant sa propre personne, quand il n’y a plus que le désir de Dieu, englobant le monde entier. Le détachement de la croix vers les bras de Ma Mère, qui est une Mère veillant sur chaque homme dans son pèlerinage vers le Ciel.
(Pendant la XIV station du Chemin de Croix)
[Le tombeau]
La délivrance ultime de ce qui est corporel, de ce qui provient de la nature pécheresse ainsi que de ce qu’elle convoite du monde.
Le retour vers le monde pour sauver en comblant du Dieu-Amour avec lequel on est Un.
C’est déjà la Résurrection – la XVième station. Ou plutôt la première du Nouveau Chemin, qui n’est plus le Chemin de Croix, mais le chemin de Liberté dans la Résurrection avec le Christ.
Mt 1,21b « C’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »