91. 2.X.1990

J’ai déjà parlé plusieurs fois du péché d’indépendance. Tu vis sur cette terre pour te débarrasser du péché d’indépendance et apprendre l’abandon enfantin envers Moi.

Chacune de tes situations et chaque rencontre avec ton prochain devient différente si tu demeures consciemment en Moi, et si tu désires que Je sois en toi, dans cette situation, dans ton prochain.

Puisque tu t’es offerte à Moi, tu n’a plus le droit d’être indépendante. C’est-à dire te mesurer à quoi que ce soit ou qui que ce soit sans être consciemment unie à Moi. Ou bien te permettre un flux que pensées, de sentiments, de paroles et d’actions qui ne Me sont pas soumis.

Tu n’as plus le droit de suivre, que ce soit par le cœur ou par l’esprit, tes désirs égoïstes, tes imaginations, tes projets. Tu ne devrais pas permettre en général que quelque chose naisse en toi, ou atteigne ton intérieur, sans qu’il soit uni à Moi.

Il y a une énorme différence entre rencontrer quelqu’un en faisant abstraction de Moi (quand tu manifestes uniquement toi-même : ta faiblesse, ton néant, ta vanité, ton orgueil, etc.) et rencontrer quelqu’un en demeurant consciemment en Moi, quand tu manifestes Ma sagesse et Mon amour.

La différence est énorme ! Les gens le sentent quand tu es avec eux. Ou bien ils sont scandalisés par toi, ou bien ils s’empressent vers toi, parce qu’ils Me voient en toi. Quand tu es consciente de ce mécanisme, tu deviens responsable de M’ignorer avec insouciance et d’entreprendre, indépendamment de Moi, des choses dans ton cœur et envers les gens.

L’indépendance est le péché principal de l’homme et de l’humanité. Et d’Adam et d’Ève. Et de satan. Et le tien aussi.

Rm 2,1-29 « Ainsi es-tu sans excuse, qui que tu sois, toi qui juges. Car en jugeant autrui, tu juges contre toi-même : puisque tu agis de même, toi qui juges, et nous savons que le jugement de Dieu s’exerce selon la vérité sur les auteurs de pareilles actions. Et tu comptes, toi qui juges ceux qui les commettent et qui les fais toi-même, que tu échapperas au jugement de Dieu ? Ou bien méprises-tu ses richesses de bonté, de patience, de longanimité sans reconnaître que cette bonté de Dieu te pousse au repentir ? Par ton endurcissement et l’impénitence de ton cœur, tu amasses contre toi un trésor de colère, au jour de la colère où se révélera le juste jugement de Dieu, qui rendra à chacun selon ses œuvres : à ceux qui par la constance dans le bien recherchent gloire, honneur et incorruptibilité : la vie éternelle; aux autres, âmes rebelles, indociles à la vérité et dociles à l’injustice : la colère et l’indignation. Tribulation et angoisse à toute âme humaine qui s’adonne au mal, au Juif d’abord, puis au Grec; gloire, honneur et paix à quiconque fait le bien, au Juif d’abord, puis au Grec; car Dieu ne fait pas acception des personnes.

En effet, quiconque aura péché sans la Loi, périra aussi sans la Loi; et quiconque aura péché sous la Loi, par la Loi sera jugé; ce ne sont pas les auditeurs de la Loi qui sont justes devant Dieu, mais les observateurs de la Loi qui seront justifiés. En effet, quand des païens privés de la Loi accomplissent naturellement les prescriptions de la Loi, ces hommes, sans posséder la Loi, se tiennent à eux-mêmes lieu de Loi; ils montrent la réalité de cette loi inscrite en leur cœur, à preuve le témoignage de leur conscience, ainsi que les jugements intérieurs de blâme ou d’éloge qu’ils portent les uns sur les autres… au jour où Dieu jugera les pensées secrètes de hommes, selon mon Évangile, par le Christ Jésus.

Mais si toi, qui arbores le nom de Juif, qui te reposes sur la Loi, qui te glorifies en Dieu, qui connais sa volonté, qui discernes le meilleur, instruit par la Loi, et ainsi te flattes d’être toi-même le guide des aveugles, la lumière de qui marche dans les ténèbres, l’éducateur des ignorants, le maître des simples, parce que tu possèdes dans la Loi l’expression même de la science et de la vérité… eh bien ! l’homme qui enseigne autrui, tu ne t’enseignes pas toi mêmes ! Tu prêches de ne pas dérober, et tu dérobes ! Tu interdis l’adultère, et tu commets l’adultère ! Tu abhorres les idoles, et tu pilles leurs temples ! Toi qui te glorifies dans la Loi, en transgressant cette Loi c’est Dieu que tu déshonores, car le nom de Dieu, à cause de vous, est blasphémé parmi les païens, dit l’Écriture.

La circoncision, en effet, te sert si tu pratiques la Loi; mais si tu transgresses la Loi, avec ta circoncision tu n’es plus qu’un incirconcis. Si donc l’incirconcis garde les prescriptions de la Loi, son incirconcision ne vaudra-t-elle pas une circoncision ? Et celui qui physiquement incirconcis accomplit la Loi te jugera, toi qui avec la lettre et avec la circoncision es transgresseur de la Loi. Car le Juif n’est pas celui qui l’est au-dehors dans la chair, le vrai Juif l’est au dedans et la circoncision dans le cœur, selon l’esprit et non pas selon la lettre : voilà celui qui tient sa louange non des hommes, mais de Dieu. »