66. 11.III.1990
- Le Seigneur m’a permis de comprendre à quoi ressemble le chemin menant à la sainteté :
C’est un chemin de veille incessante et de combat incessant contre les faiblesses de notre nature humaine et contre les tentations proposées à l’âme par satan.
C’est l’effort de discerner ces tentations avant qu’elles n’assombrissent l’âme et l’intelligence.
La sainteté est le fruit des victoires dans les petits accrochements et dans la bataille générale qui est la vie sur terre. La ligne de front se trouve à l’intérieur de l’homme – dans son âme. Et indépendamment de l’aide Divine sous forme de grâces, la victoire dépend uniquement de chacun – de son effort et de son choix.
Il n’y a pas de sainteté sans effort, c’est pourquoi le Seigneur crée les circonstances qui nous permettent de prouver notre effort dans le combat, ainsi que nos décisions pour faire ce choix. Ces circonstances nous demandent sans cesse un effort toujours plus parfait, à la hauteur de la sainteté que Dieu veut donner à l’âme qui désire Lui être fidèle.
Les difficultés, les injustices, les souffrances – tout ce qui est difficile et douloureux – forment ces circonstances. Il ne s’agit pas de combattre contre ces circonstances ou avec les gens qui les créent, mais contre soi-même, pour que dans notre âme gagne l’Amour contre l’égocentrisme. C’est-à-dire pour que Dieu gagne dans l’âme. La meilleure manière de combattre, c’est d’abandonner à Dieu soi-même et son combat, pour que ce soit Lui qui mène le combat. Alors tout l’effort consiste à s’abandonner, à remercier et à accepter avec amour tout et tous, en tant que circonstances de la sanctification offerte par Dieu.
C’est pourquoi le chemin de l’enfance spirituelle – de l’abandon des enfants – est la route la plus courte vers la sainteté.
Les soi-disant situations difficiles, les personnes difficiles, les échecs et les souffrances de la vie, sont des occasions pour le développement et la sainteté de l’âme, mais aussi la vérification de cette sainteté.
Toutes les persécutions que les saints ont rencontrées dans leur vie étaient les circonstances qui leur ont permis de devenir saints (parce qu’il n’y a pas eu chez eux de rébellion ou de fuite).