34. 9.X.1989
Je t’ai parlé aujourd’hui de la vocation à la prêtrise ou aux ordres.
La base de la vocation devrait être un brûlant amour de Dieu, M’aimer par-dessus tout et tous. Un amour au nom duquel on abandonne tout, on s’oublie soi-même et on accepte chaque peine et chaque douleur.
En suivant sa vocation, on ne doit pas désirer ni s’attendre à une vie plus facile, une souffrance et une peine moins grandes que dans le monde, un confort psychique ou physique.
L’éloignement du monde pour Me servir ne peut pas être dicté par le souhait d’échapper à la difficulté de la vie dans le monde ou au mal dont est rempli le monde. Le monde n’est pas un enfer, et la vie dans la prêtrise ou dans les ordres n’est pas le ciel. Chaque homme porte dans son cœur le ciel ou l’enfer : le Ciel quand l’âme est immergée en moi, l’enfer quand elle Me rejette et vit selon les règles imposées par le monde. Le ciel, c’est Moi, et l’enfer est tout ce qui est en dehors de Moi.
On peut vivre dans le monde en vivant en même temps dans le Ciel de l’Amour, ou bien vivre dans les ordres ou la prêtrise et être coincé dans l’enfer de la tiédeur et de l’amour de soi.
La chemin pour lequel J’appelle Mes élus est toujours Mon chemin et celui de Marie – tout aussi dur et douloureux, qui exige de renoncer à soi et de persévérer. Plus sublime est la vocation, plus grande est la soif de sainteté, d’autant plus le chemin sera parsemé de nombreuses et douloureuses purifications – avec la souffrance du corps et de l’âme.
Un grand amour est nécessaire pour les vaincre. Il faut un grand dévouement et un grand abandon à Dieu – à son Bien-aimé et à son Père.
Si le cœur n’est pas rempli d’un tel dévouement, d’un tel amour et d’un tel abandon, mieux vaut attendre. Mieux vaut permettre au cœur de mûrir plutôt que d’agir dans la précipitation, pour ensuite s’enfuir, comme Jonas, de l’amour de Dieu vers l’amour de soi-même, vers l’égoïsme.
Quand J’appelle Mon enfant choisi [un prêtre], et qu’il désire M’écouter, M’aimer et répondre à Mes appels dans son cœur, alors vient le temps désiré : le temps des noces que Je prépare. Il y aura aussi le temps du partage de la peine, du sacrifice et de la joie avec Moi – le Sauveur Crucifié et Ressuscité.
Mc 12,28-34 « Un scribe qui les avait entendus discuter, voyant qu’il leur avait bien répondu, s’avança et lui demanda : Quel est le premier de tous les commandements ? Jésus répondit : Le premier, c’est : Écoute, Israël, le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur, et tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. Le scribe lui dit : Fort bien, Maître, tu as eu raison de dire qu’Il est unique et qu’il n’y en a pas d’autre que Lui; l’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence et de toute sa force, et aimer le prochain comme soi-même, vaut mieux que tous les holocaustes et tous les sacrifices. Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque pleine de sens, lui dit : Tu n’es pas loin du Royaume de Dieu.